Résultats des projets d'AEC - 2015-2016

Vous épanouir grâce au bénévolat : Jessica Barrett vous met au défi de faire face à vos peurs!
Jessica Barrett sur la plage, avec des tas de sable et bateaux de pêche derrière elle | Jessica Barrett on the beach, with piles of sand and fishing boats in the background

Jessica Barrett, étudiante de quatrième année en développement international et mondialisation, a commencé à faire du bénévolat au Centre dans le cadre d’un cours qui offrait l’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC).

Comme premier placement, elle a été représentante d’Elizabeth May au comité parlementaire des droits de la personne et de la justice. En y assistant pour prendre des notes, Jessica a vécu une expérience enrichissante. Elle nous dit avoir appris à connaître les projets de loi présentés pour adoption et a été exposée « aux rouages internes du Parlement ».

Cette expérience d’apprentissage lui a permis de mettre en pratique ce qu’elle avait appris en classe tout en acquérant des compétences et en « contribuant à quelque chose d’important ».

Elle ajoute : « Le placement d’AEC m’a rappelé ce que c’est d’être sur le marché du travail et m’a appris des choses pratiques comme la ponctualité, le respect des échéances et la fiabilité. Plus particulièrement, j’ai pu y développer ma pensée critique, m’exercer à parler en public et apprendre à m’affirmer. »

Depuis, Jessica a travaillé bénévolement pour le World Vision Club de l’Université d’Ottawa et Vision mondiale Canada, totalisant plus de 350 heures à inscrire sur son attestation de bénévolat. Quand on lui demande quel conseil elle donnerait aux étudiants de l’Université d’Ottawa, elle répond : « Faites ce qui vous fait peur. Vous en sortirez grandis et surpris de savoir que vous en étiez capables dès le début. »


Le bénévolat et les champignons : l’apprentissage expérientiel d’une étudiante en biologie - Constanza Maass, Faculté de science
Constanza souriante et assise sur un rocher, devant la rivière Athabasca dans les montagnes Rocheuses de l’Alberta | Constanza sits on a small boulder by the Athabasca River in Alberta’s Rocky Mountains.

Constanza Maass, étudiante en biologie, souriante et assise sur un rocher, devant la rivière Athabasca dans les montagnes Rocheuses de l’Alberta.

Qu’est-ce que l’apprentissage? C’est l’acquisition du savoir grâce aux enseignements et aux expériences.

À l’Université d’Ottawa, le programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) offre aux étudiants la possibilité d’obtenir de l’expérience tout en mettant en pratique ce qu’ils ont appris en classe. Constanza Maass, aujourd’hui en quatrième année en biologie, a participé il y a deux ans à l’AEC dans le cadre d’un cours d’écologie donné par le professeur Jeremy Kerr. Le programme a ainsi permis à cette étudiante de se rendre au parc Oak Valley Pioneer, où elle a eu l’occasion de se pencher de près sur les menaces à notre biodiversité.

« Pour mon projet, j’ai choisi de faire de la recherche sur le chancre du noyer cendré, maladie causée par un champignon et qui a considérablement diminué le nombre de noyers cendrés en Ontario », raconte la jeune femme. « Mon but ultime consiste à cultiver un noyer cendré résistant au chancre. Pendant ma visite au parc, j’ai donc examiné chaque arbre, à la recherche de traces de la maladie, et j’ai consigné mes observations. »

Les avantages de son placement par l’intermédiaire de l’AEC sont mutuels : tandis que l’étudiante acquérait une précieuse expérience, le parc bénéficiait d’une alliée fort utile dans la lutte contre le chancre du noyer cendré.

« Ma recherche m’a permis de découvrir des facteurs liés à la température et à l’humidité qui créent un milieu propice à la prolifération du chancre », explique Constanza Maass. « Pour mes superviseurs à Oak Valley Pioneer, ces renseignements étaient nouveaux, donc la découverte était de taille! Savoir que j’ai vraiment contribué à leur recherche me remplit de joie et de fierté. »

En troisième année, la jeune femme a effectué un autre stage grâce à l’AEC, cette fois dans le cadre d’un cours en biologie de la conservation des espèces, donné par le professeur Scott Findlay. À cette occasion, elle a étudié les enjeux économiques et politiques de la protection des espèces en péril.

Pour Constanza Maass, le plus grand avantage procuré par le bénévolat consiste à pouvoir quitter la salle de classe pour se rendre utile dans un contexte concret.

« J’ai appris à faire de la recherche dans un milieu où je ne disposais pas d’expériences ou de données qui auraient pu me servir de base », explique-t-elle. « Quand on travaille dans ces conditions, on ne peut s’en tirer qu’au moyen d’essais et d’erreurs, et l’apprentissage se fait souvent en analysant des résultats moins qu’idéaux. »


Profil de Vida Gabriel, étudiante de 4e année du programme de génie chimique à la Faculté de génie
Vida Gabriel debout devant d’un écran de projection informatique qui, démontre des formes géométriques | Vida Gabriel standing in front of a computer projector screen with geometric shapes displayed

Au moment de recevoir le courriel du professeur Hanan Anis au sujet du cours GNG 3100 – Selected Topics in Engineering: Projects in Community Service for Engineers and Computer Scientists, Vida Gabriel ne pouvait se douter de l’effet que cette expérience aurait sur elle. C’est avant tout la composante d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) du cours, la toute première à la Faculté de génie, qui a retenu l’attention de l’étudiante. Il s’agissait pour elle d’une occasion de vivre quelque chose de nouveau, puisque le cours offrait aux étudiants l’occasion d’acquérir une précieuse expérience pratique – de même que des compétences professionnelles et techniques – tout en contribuant au bien de la communauté.

En réfléchissant à son expérience, Vida a constaté que contrairement aux autres cours de son programme, le cours avec composante d’AEC lui a permis de mettre en rapport divers domaines de connaissances – rapports qui se précisaient au fur et à mesure que la session avançait. Le cours l’a amenée à examiner les effets de son engagement auprès d’étudiants d’une école primaire et de son travail à l’occasion des journées de bénévolat Makerspace, de même qu’à méditer certains récits marquants partagés par d’autres étudiants à l’occasion des rencontres organisées dans le cadre du cours. L’expérience a été pour elle très enrichissante, mais elle souligne aussi que les étudiants ne doivent pas se décourager en comparant leurs réalisations ou leurs réflexions à celles de leurs pairs – comme chaque expérience est unique, les étudiants doivent avant tout chercher à s’épanouir. En participant au programme d’AEC, Vida a pris conscience que les questions, les erreurs et les apprentissages font partie de la vie courante. Aux futurs étudiants qui participeront au cours GNG 3100, elle offre ce conseil : « Ne considérez pas cette expérience comme un simple cours de génie. Il s’agit d’une période de croissance et de réflexion personnelle. »

Vida a retiré de son programme d’AEC une plus grande motivation, ce qui l’a incitée à tenter des expériences auxquelles elle n’avait jusque-là encore jamais songé. La composante d’enseignement et de mentorat de son placement l’a encouragée à entreprendre de nouveaux projets personnels en la matière. Elle a posé sa candidature à titre de chef d’équipe des conseillers communautaires pour les étages réservés aux étudiants de STIM de la résidence Henderson. Elle a également demandé une bourse de recherche d’été pour étudiantes du premier cycle; grâce à son obtention, elle a pu travailler pendant 16 semaines au laboratoire de Marc A. Dubé, dont les travaux portent sur l’application des réactions des polymères. 

Bien que Vida n’en était pas à sa première expérience de bénévolat, elle voit aujourd’hui le service communautaire d’un œil bien différent. Elle souhaite continuer à contribuer à sa collectivité et perçoit aujourd’hui le bénévolat comme une occasion de tisser des liens avec d’autres et de les motiver. Au moment d’entreprendre le cours, Vida avait mentionné qu’elle croyait pouvoir tirer parti de l’expérience; à la fin de la session, elle avait pris conscience de tout ce qu’elle avait à offrir à son milieu de vie. Sa professeure, Hanan Anis, est d’ailleurs optimiste que bien plus d’étudiants de génie comme Vida auront de nouvelles occasion de s’impliquer en tant que bénévoles à travers leur programme. « C’était la première fois que la Faculté de génie participait à l’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC), mais cela ne sera pas la dernière. En septembre 2016, de nombreuses occasions d’engagement communautaire en entrepreneuriat et STIM seront diffusées. Restez à l’affût, il y a encore beaucoup de choses à venir! ». 


Apprentissage par l’engagement communautaire : Conjuguer connaissance et engagement
Refugee Health Initiative

Offert à l’Université d’Ottawa depuis 2005, le programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) s’est fait davantage connaître sur le campus à partir de 2011, lorsqu’il a été placé sous les auspices du Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire. Depuis, ses bienfaits sont reconnus autant par les étudiants, les professeurs que les partenaires communautaires. Bref, tout le monde en sort gagnant.

Il n’est pas étonnant qu’un nombre grandissant de cours de l’Université d’Ottawa adoptent le programme d’AEC. « Sortir les étudiants de la salle de classe contribue de façon importante à améliorer l’expérience étudiante, estime Gary Slater, vice-recteur associé aux affaires étudiantes. On doit cesser d’enseigner seulement la théorie et aborder aussi l’aspect pratique. »

Cette formidable solution de rechange aux méthodes d’enseignement traditionnelles n’est qu’un exemple. En effet, les étudiants de l’Université d’Ottawa cherchent de plus en plus leur inspiration à l’extérieur des sentiers battus – et ils la trouvent!

Rebecca Hussen et Paula Adler sont deux étudiantes de ce type. Elles ont non seulement profité de l’AEC, mais elles ont aussi laissé leurs marques sur le programme tout comme sur l’ensemble de la communauté universitaire.

Bien que les deux stages aient eu lieu dans des domaines très différents – reflet de la diversité qui caractérise le programme d’AEC –, les deux étudiantes sont liées par un point commun : la motivation exceptionnelle requise pour devenir un citoyen responsable et engagé dans sa société.

Ex-étudiante en études anciennes, Rebecca Hussen vient d’être admise au Département de science politique. Pour elle, participer à un stage pratique dans son domaine a été la voie idéale pour s’adapter à son nouveau programme.

L’étudiante de premier cycle a fait un stage en tant que bénévole pour la campagne électorale du candidat libéral Andrew Leslie. Ses 30 heures de bénévolat ont consisté à cogner aux portes, à faire des appels et à rencontrer des gens de la communauté. En fin de compte, son travail a été récompensé de plusieurs façons. Son stage lui a non seulement permis de connaître les défis du système politique canadien – connaissance qui lui aurait probablement échappé si elle était restée en salle de classe –, mais il a aussi contribué à assurer la victoire de M. Leslie, récemment élu député d’Orléans.

« Mon stage m’a fait apprécier davantage l’université, dit-elle. Autrement dit, c’est beaucoup plus amusant que d’être toujours en salle de classe. C’est une expérience que tous les étudiants devraient vivre. »

Pour sa part, Paula Adler fait son stage dans un tout autre domaine. Cette étudiante de deuxième année en médecine dirige actuellement l’Initiative en santé mentale, un programme de sensibilisation destiné aux enfants d’âge scolaire de la région d’Ottawa et visant à réduire les préjugés en matière de problèmes de santé mentale.

L’expérience de Paula Adler est aussi vaste que variée. Pendant ses études à l’Université d’Ottawa, cette diplômée en sciences biomédicales a participé à de nombreuses activités parascolaires : mentorat au Bureau de la recherche au premier cycle, codirection du University of Ottawa Journal of Medicine et bénévolat à l’organisme Keep A Child Alive, à L’Hôpital d’Ottawa et à The Ottawa Mission.

Toutefois, l’Initiative en santé mentale pourrait être son projet le plus ambitieux jusqu’à maintenant. Pour faciliter son fonctionnement, Paula Adler a embauché deux autres étudiants en médecine et travaille étroitement avec différents experts, comme des éducateurs, des psychologues pour enfants et des médecins cliniciens du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO). Cette collaboration a donné naissance à une série d’ateliers, qui seront donnés dans les écoles d’Ottawa à compter des prochains mois.

« Nous avons examiné les ressources existantes à Ottawa et avons conclu que notre programme serait un bon complément à celles-ci et profiterait à la communauté. » Paula Adler et son équipe ont déterminé qu’il valait mieux commencer à sensibiliser les enfants âgés de sept à neuf ans. « Aucun autre programme n’aborde l’anxiété avec ce groupe d’âge. »

Bien que l’Initiative aurait probablement fini par se concrétiser, elle estime que l’AEC a permis à celle-ci de bénéficier d’un solide encadrement et d’atteindre son plein potentiel.

Une fois mis en œuvre, le programme pourrait s’élargir et faire place à des étudiants d’autres facultés. Cependant, pour le moment, Paula Adler et son équipe se concentrent sur la création et l’organisation d’ateliers visant à contribuer à l’éducation des jeunes élèves de la région d’Ottawa.

« Au bout du compte, l’objectif est de développer la capacité et la volonté des élèves à parler ouvertement de la maladie mentale. »

Le chat est sorti du sac – l’AEC est une option de plus en plus populaire sur le campus. Au cours de la dernière session seulement, plus de 1 300 placements ont été complétés, soit l’équivalent de presque 80 pourcent du taux de participation en 2014-2015.


Grâce à l’engagement hors-pair d’étudiantes comme Paula et Rebecca, on peut prévoir des horizons ensoleillés pour le programme AEC à l’Université d’Ottawa.

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