Résultats des projets de BP

La communauté universitaire peut participer de multiples façons aux activités d'engagement communautaire, incluant le bénévolat parascolaire. Celles-ci comprennent à la fois des possibilités de bénévolat nationales et internationales. Veuillez trouver ci-dessous des projets réalisés par les étudiants(e)s à l'Université d'Ottawa.
 

2017-2018
 

Les placements bénévoles, il y en a pour tous les goûts! – Chelsey Brassard, lauréate de la Bourse pour la participation étudiante Gilles-Patry
Lauréate de la bourse Gilles G. Patry souriante devant un mur gris

Chelsey Brassard, étudiante de deuxième année au baccalauréat en arts spécialisé avec majeure en français langue seconde et mineure en communication, originaire de Thunder Bay, a commencé à s’engager dans sa communauté dès la neuvième année. En Ontario, les élèves du secondaire doivent effectuer 40 heures de bénévolat avant de pouvoir obtenir leur diplôme. L’expérience de Chelsey comme conseillère de camp d’été pour les jeunes âgés de quatre à douze ans a fait naître chez elle une étincelle pour l’engagement communautaire, une passion qu’elle continue de cultiver. Elle a multiplié les initiatives pour accumuler ses heures de bénévolat : elle a approché divers organismes, notamment une école de taekwondo, un organisme caritatif de lutte contre la faim et le Centre régional des sciences de la santé de Thunder Bay pour leur demander si elle pouvait s’intégrer à leur équipe à titre de bénévole. Au moment d’entreprendre ses études à l’Université d’Ottawa, en 2016, elle a cherché d’autres façons de s’impliquer dans sa nouvelle ville. Le Centre Michaëlle‑Jean pour l’engagement mondial et communautaire l’a aidée à trouver un placement comme assistante de recherche pour le trimestre d’automne 2017, ainsi qu’un deuxième placement au sein de l’Aumônerie communautaire de Carlington.

À ce jour, l’étudiante a enregistré plus de 1 000 heures de bénévolat à son nom, et elle compte en faire encore davantage dans les prochaines années. Elle dit avoir acquis plusieurs compétences indispensables durant ses placements, comme des stratégies de communication et une plus grande sensibilisation aux cultures et aux modes de vie différents. La patience et le respect comptent aussi parmi ses apprentissages les plus importants, surtout dans des communautés multiculturelles comme Thunder Bay et Ottawa, et plus particulièrement lorsqu’on travaille avec les enfants, les aînés ou les personnes handicapées. Selon elle, la cause que l’on soutient doit également nous tenir à cœur.

En s’impliquant dans sa communauté, Chelsey a pu enrichir son expérience étudiante et élargir son réseau professionnel et personnel. Elle gardera de bons souvenirs de ses interactions avec ses collègues et ses clients. Par exemple, lorsqu’elle était bénévole au Centre régional des sciences de la santé de Thunder Bay, elle a passé un moment inoubliable avec une femme qui s’apprêtait à subir une intervention chirurgicale. Chelsey encourage fortement ceux et celles qui songent à faire du bénévolat. Les placements qui sont offerts sont très valorisants et diversifiés : il y en a pour tous les goûts. Les personnes intéressées sont invitées à commencer doucement pour découvrir les causes qui leur sont chères, pour ensuite s’engager davantage au fil du temps, si elles le désirent. Comme l’a constaté Chelsey, cet appui à la communauté réchauffe le cœur et promet des expériences mémorables et transformatrices.


Par : Irene Knicely-Coutts


L’engagement communautaire : créateur d’occasions hors pair de mise en application!
Étudiant et professeur regardent un écran d'ordinateur en souriant

Lucas Cherkewski, étudiant de deuxième année au baccalauréat bidisciplinaire en histoire et science politique avec enseignement coopératif, possède six ans d’expérience en gestion et en création de sites Web. Après consultation du navigateur en 2017, Lucas a décidé de profiter d’une occasion de bénévolat avec le professeur Stockemer, qui avait besoin d’aide pour la création d’un site Web destiné à une revue politique en ligne. Il espérait ainsi apprendre le fonctionnement d’une revue savante spécialisée en politique et combiner ses aptitudes en informatique et ses études en science politique pour créer quelque chose qui servirait à la communauté. Lucas a qualifié son expérience d’excellente et a aimé collaborer avec le professeur Stockemer, qui a été pour lui un superviseur parfait.

Le professeur Stockemer, quant à lui, était ravi et reconnaissant d’avoir obtenu l’aide de Lucas. Comme il voulait lancer son site Web avant le trimestre d’hiver, il a apprécié la rapidité avec laquelle Lucas répondait à ses courriels. C’était la première fois que le professeur Stockemer prenait un bénévole sous son aile; il était donc particulièrement soulagé d’être tombé sur quelqu’un de fiable, avec qui il était facile de travailler. Le professeur Stockemer croit que quiconque collabore avec des bénévoles devrait souligner leur contribution : « C’est tellement facile de constater les effets bénéfiques de chaque étudiant et étudiante bénévole sur la communauté, mais il est encore plus important pour eux de sentir que leur engagement est apprécié ».

Le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire (CMJEMC) est heureux du déroulement de ce placement et s’applique à en offrir d’autres qui auront autant de succès. Que vous soyez un membre du corps professoral qui souhaite voir les étudiants s’engager davantage ou un partenaire communautaire à la recherche de bénévoles, vous trouverez certainement au Centre quelqu’un qui répondra à vos besoins! Pour ce qui est de témoigner votre reconnaissance, le Centre suggère de simplement prendre le temps de remplir la courte évaluation en ligne pour souligner les forces des bénévoles et leur fournir des commentaires constructifs qui leur permettront de s’améliorer.

 

Par : Ines Sayadi


Une future infirmière au service de sa communauté

Rien n’égale le bénévolat pour développer ses compétences et redonner à sa communauté. « Grâce à mes activités bénévoles, j’ai eu la chance d’acquérir une expérience en milieu de travail et des habiletés de leadership qui me seront utiles dans ma carrière », souligne Goretti Muthahi, étudiante à l’Université d’Ottawa et aspirante infirmière. Depuis six ans, Goretti donne fièrement de son temps au Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa (SEOCHC) et au programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur.

Étudiante debout dans un épicerie qui pose avec un panier

En tant qu’étudiante en sciences infirmières, Goretti s’est constitué un riche bagage d’expériences bénévoles – bagage qu’elle considère comme une partie intégrale de son apprentissage étudiant et qui, de plus, reflète bien son sens civique. Sa plus récente participation à un projet bénévole était rattachée au programme Friendly Grocer du SEOCHC. Les expériences de Goretti lui ont permis de relier ses apprentissages en classe à des compétences concrètes qu’elle a acquises en milieu de travail. « J’ai tant appris sur les ressources locales disponibles pour répondre aux besoins de la communauté, que je comprends d’ailleurs mieux aujourd’hui. Je sais que les connaissances acquises au fil de mes années de bénévolat sont transférables vers d’autres domaines liés à la santé et seront un atout quand j’entreprendrai ma carrière. »

C’est en tirant elle-même parti de services communautaires que Goretti a eu envie de s’investir dans sa collectivité. « Comme je suis mère et que je n’ai aucune famille immédiate au Canada, j’ai dû m’en remettre aux services offerts par des bénévoles dans ma communauté. Pour redonner au suivant, j’ai moi-même effectué du bénévolat auprès de mon centre communautaire. » Son désir de rendre sa communauté plus résiliente, une personne à la fois, continue d’alimenter sa passion pour le bénévolat. Elle mentionne avoir été particulièrement marquée par son travail auprès d’une jeune mère et de son enfant ayant des besoins spéciaux : l’infirmière communautaire et elle ont travaillé pour leur procurer les services nécessaires dans une école adaptée aux besoins de l’enfant.

Goretti est d’avis que « les services communautaires et bénévoles sont un investissement dans notre communauté et dans les gens qui la composent. » Lorsqu’on lui demande si elle a des conseils pour les étudiants qui songent à faire du bénévolat, sa réponse est sans équivoque : « Lancez-vous. En plus de redonner à la communauté, c’est une occasion parfaite pour faire des rencontres et réseauter. Ça permet aussi de prendre une pause des travaux universitaires en faisant quelque chose d’utile, ce qui diminue parfois le niveau de stress et nous procure un sentiment de bien-être. Ça ne fait que des gagnants. »

 

Par : Kate Richardson


Renée Leduc, lauréate de la bourse Gilles-Patry 2017 :La charité, un chemin vers l’introspection
Renée Leduc, étudiante souriante

Lauréate de la bourse Gilles-Patry à l’automne 2017, Renée Leduc a suivi un parcours bénévole et scolaire plutôt singulier. Inspirée par son grand-père, Renée s’est impliquée dès son plus tendre âge dans la communauté, en participant à la Popote roulante, en chantant dans les résidences pour personnes âgées, en collaborant à des festivals et des tournois, ou en livrant des paniers de Noël à des familles démunies. Cet esprit de bienfaisance ne l’a pas quittée lorsqu’elle a entrepris ses études de premier cycle à l’Université d’Ottawa, où elle a assumé, à titre bénévole, la présidence du comité de partenariats des Jeux du commerce, à l’École de gestion Telfer. Elle a trouvé ce rôle tellement gratifiant qu’elle a continué à s’impliquer pendant les deux années suivantes en tant que coordinatrice et marraine de la délégation de l’École aux Jeux. Tout au long de cette expérience bénévole, Renée a su développer ses compétences en direction, en gestion et en réseautage, ce qui lui serait plus tard fort utile dans son rôle d’administratrice à l’Amical des anciennes et anciens du Collège Saint-Alexandre à Gatineau.

Renée garde également un beau souvenir de son expérience bénévole auprès du Festival des bâtisseurs de Gatineau. Ce festival, qui avait pour objectif de diminuer le taux de décrochage scolaire chez les jeunes, accueillait des enfants pour leur proposer des ateliers et des activités qui valorisent la réussite scolaire dans l’optique des professions et métiers possibles. Renée se souvient affectueusement des sourires des enfants lorsqu’ils parlaient des emplois dont ils rêvaient. C’est grâce à cette expérience au sein de la communauté et à celle d’assistante d’enseignement à l’École de gestion Telfer qu’elle s’est découvert un vif intérêt pour la pédagogie, ce qui changerait ses aspirations professionnelles, puis son parcours après la remise de son diplôme : en effet, elle est actuellement étudiante à la Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa.

Aujourd’hui, Renée continue toujours à s’impliquer comme bénévole. Elle a été élue représentante de classe à la Faculté d’éducation, ce qui exige de fortes compétences en communication, car elle se doit d’être une porte-parole efficace pour ses pairs lors d’interactions avec les professeurs, le comité étudiant et l’administration scolaire. La jeune femme désire continuer à transmettre sa passion pour l’altruisme. C’est pourquoi elle conseille vivement aux étudiants de s’impliquer sincèrement en acceptant des placements bénévoles offerts dans leur communauté. Après tout, sans le dévouement de volontaires, plusieurs causes de bienfaisance ne pourraient fonctionner, car les bénévoles aident à assurer la continuité des associations caritatives et des événements sociaux. Mais l’expérience favorise aussi leur développement personnel et enrichit leur perspective, ce qui, en fin de compte, peut transformer leur vie – comme cela a été le cas pour Renée.

Écrit par : Irene Knicely-Coutts
 


CASCO : Le cercle vertueux du don
 Connor Odoherty tenant un chèque pour l'argent qu'il a récolté pour le CHEO

Pour quelqu’un qui a fait carrière dans le commerce, il n’est certainement pas rare de manipuler d’importantes sommes d’argent. Mais pour Conor O’Doherty, la collecte de 57 000 $ pour le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) fait aussi simplement partie intégrante de l’engagement envers sa communauté.

Étudiant de quatrième année en comptabilité à l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa, Conor est président de la Commerce & Administration Student Charity Organization (CASCO). Il fait partie de l’organisation depuis sa première année d’études à l’Université d’Ottawa. Il en est aujourd’hui à la tête et affirme qu’en plus de renforcer les communautés, le bénévolat stimule le développement personnel. Il a appris à gérer une équipe de 40 personnes et à diriger l’organisation de nombreux événements d’envergure. De ces expériences tout au long de l’année, Conor affirme ceci : « Mon seul regret est de ne pas avoir commencé plus tôt à m’engager et à faire du bénévolat ».

En plus d’aider les étudiants à acquérir des compétences en organisation et en leadership, la CASCO a réalisé son mandat, lequel consistait à engendrer des changements sociaux positifs. Conor explique que « la CASCO a été fondée il y a 18 ans, lorsqu’un ami des deux cofondateurs est décédé. Leur ami dépendait beaucoup du CHEO puisqu’il en était l’un des patients. Après son décès, l’objectif de la CASCO était donc de réunir des fonds pour l’établissement qui s’était occupé de lui ». Aujourd’hui, cet organisme est devenu une équipe dynamique d’étudiants cherchant à améliorer la qualité des soins prodigués aux enfants par le CHEO, grâce à leurs talents et à leurs aptitudes artistiques. Tournois de golf, ventes de pâtisseries, matchs de soccer et galas… la CASCO est l’incarnation même d’un club de l’Université d’Ottawa. Conor explique que dans le cadre de ces activités, il a pu « rencontrer des personnes nouvelles et intéressantes, acquérir des compétences importantes et avoir une incidence durable sur sa collectivité ».

En haussant la barre en matière de bénévolat, la CASCO a créé un cercle vertueux dans lequel des étudiants passionnés et motivés ayant le sens du travail en équipe peuvent se développer, tout en « s’efforçant de laisser la communauté dans une situation un peu meilleure que celle dans laquelle ils l’ont trouvée », comme l’exprime Conor.


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