Réseautage et conseils précieux sur l’engagement communautaire local et international

Publié le lundi 15 avril 2019

panélistes parlant lors d'un événement

Le 6 février 2019, un panel intitulé « Dialogue public sur l’importance et l’impact de l’engagement communautaire local et international » s’est tenu pour sensibiliser le public à la valeur ajoutée que représente l’engagement communautaire pour la population étudiante. Le panel était composé de Rebecca Tiessen, professeure titulaire à la Faculté des sciences sociales, de Gwen Moubouyi, ambassadrice de la campagne Aéroplan 2019, de trois étudiants ayant vécu une expérience d’engagement communautaire locale ou à l’étranger, ainsi que de Stéphane Cardinal, ancienne directrice du Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire (CMJEMC) et facilitatrice pour l’occasion. Organisé en collaboration avec le CMJEMC et le Bureau international, l’événement a également servi à encourager le public à faire don de leurs milles Aéroplan pour aider à couvrir les frais de déplacement d’étudiants et d’étudiantes qui s’apprêtent à faire du bénévolat à l’étranger.

Carlie Boisvert, une étudiante de quatrième année en sciences biomédicales, a été la première à prendre la parole pour décrire l’initiative qu’elle a mise sur pied dans sa ville natale de Val d’Or, au Québec. Son Projet-T, financé grâce à une bourse universitaire, vise à contrer le décrochage scolaire et à contribuer à la réussite des élèves d’une école secondaire locale. L’étudiante a aussi parlé de son expérience comme représentante étudiante au sein du Bureau des gouverneurs et membre du comité exécutif de l’ancienne fédération étudiante.

Stéphanie Platero, une étudiante de deuxième année en communication, a raconté les expériences qu’elle a vécues lors de ses voyages et nombreux placements internationaux. Après avoir quitté son emploi à temps plein, elle a travaillé comme WWOOFeuse (WWOOF est un organisme qui offre des expériences de travail dans des fermes biologiques) au Costa Rica, ainsi que dans d’autres pays d’Amérique latine. À la suite d’un séjour en Grèce et en Égypte, elle s’est découvert une passion pour la photographie qu’elle a mise à profit dans le cadre d’un placement uOGlobal après son retour à l’Université d’Ottawa.

Ouatina Bamba, un étudiant de deuxième année en formation à l’enseignement, a fait un placement à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, son pays d’origine. Il y a travaillé comme enseignant-ressource avec des enfants et des adolescents âgés de 6 à 16 ans qui venaient de quartiers défavorisés.

Rebecca Tiessen a quant à elle présenté des statistiques sur le bénévolat international et l’apprentissage expérientiel. Selon elle, une stratégie nationale canadienne sur l’éducation mondiale devrait être élaborée pour que des fonds soient disponibles aux étudiants et aux étudiantes qui en ont besoin.

Bannières déroulantes pour CMJEMC et uOGlobal

Enfin, Gwen Madiba Moubouyi a parlé des expériences qu’elle a vécues en tant que journaliste pour La Rotonde pendant ses études à l’Université d’Ottawa. Pour son projet de maîtrise, « Social Work Through Hip-Hop », elle a travaillé avec les jeunes du Congo et d’Haïti, et avec les Inuits du Nunavut.

Chaque panéliste a donné des conseils aux étudiants et étudiantes qui voudraient faire du bénévolat localement ou à l’international. Stéphanie Platero a par exemple incité les étudiants à s’informer au sujet des communautés qu’ils prévoient visiter avant de partir à l’étranger. Rebecca Tiessen a pour sa part conseillé aux étudiants de faire leurs propres recherches et de rester sur les lieux pendant quelques mois afin de mieux s’intégrer, optimiser leur apprentissage et assurer un transfert des compétences acquises. Ouatina Bamba a quant à lui encouragé les bénévoles à mobiliser toutes leurs ressources quand ils travaillent avec les élèves et à toujours être prêts à s’adapter et à essayer différentes méthodes. Enfin, Gwen Madiba Moubouyi a souligné l’importance de concentrer nos efforts sur les enjeux locaux d’abord, comme le racisme, avant de se tourner vers l’international.

En somme, le dialogue fut un succès. Les panélistes ont offert de sages conseils sur l’importance et les bienfaits du bénévolat communautaire et mondial. Grâce à eux, les étudiants et étudiantes sont plus sensibilisés et mieux outillés pour s’impliquer dans leur communauté ou dans celles d’autres pays.

Par : Andrew Heath

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