Changer le monde, en français

Publié le mardi 23 mars 2021

Auteur : Samantha Perry, étudiante en communication et théâtre

Il n’y a pas à dire, on attend beaucoup de nous. Comme si ce n’était pas assez angoissant d’essayer de réussir en classe et de ne pas perdre la tête pendant une pandémie, il faut aussi aller chercher l’expérience et les qualités recherchées des employeurs. Ouf! Et si on pouvait faire d’une pierre deux coups? Et si les expériences de bénévolat nous inspiraient des choix de carrière auxquels on n’avait jamais pensé? Et si, en plus, ces mêmes expériences nous permettaient de contribuer activement à la francophonie? On serait alors gagnants sur toute la ligne.
 

« Ne sous-estimez pas le bénévolat! Vous seriez surpris de constater combien d’employeurs y prêtent attention », lance Shelby Mayer, étudiante de quatrième année en enseignement des langues secondes et bénévole pour Canadian Parents for French (CPF). Selon elle, l’engagement communautaire n’a pas de prix.

En tant que future enseignante de français, elle donne de son temps à CPF pour obtenir une expérience pratique qui la démarquera sur le marché du travail. Le poste qu’elle occupe n’existe pas sous forme rémunérée : elle offre du tutorat à des élèves qui, tout comme elle lorsqu’elle était jeune, se familiarisent avec le français langue seconde. Comme elle décide de son horaire, elle peut faire du bénévolat sans sacrifier son travail ni ses études.

Grâce au programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) offert dans son cours, elle peut directement mettre en pratique ce qu’elle apprend pour aider ses élèves. « Trop souvent, les ressources offertes en anglais n’existent pas en français. En travaillant bénévolement dans les communautés d’expression française, je contribue à améliorer les services aux francophones. » Si on y regarde bien, on peut aussi trouver des occasions avantageuses côté carrière!


Photo de Rougui Bah, étudiante

Rougui Bah a reçu son diplôme d’études en sociologie avec une mineure en service social en 2019. Elle est présentement à la maîtrise en sociologie à l’Université d’Ottawa. Pendant ses études, elle a fait du bénévolat dans le cadre d’un cours et sous le format parascolaire. Rougui mentionne à quel point son expérience à l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a pavé le chemin vers son emploi actuel au gouvernement.

Dans le cadre de son placement, elle a acquis des compétences clés en recherche et en statistiques et a travaillé son adaptabilité et ses habiletés à réseauter, ce qui a enrichit son parcours professionnel. Elle a aussi développé un intérêt pour la politique puisque l’organisme est impliqué dans les discussions quant à la mise en œuvre de politiques provinciales liées à la francophonie. Ses expériences de bénévolat ont été des éléments marquants de son parcours universitaire, notamment par les rencontres qu’elle a faites et le réseau professionnel qu’elle a bâti.

Elle conseille aux étudiants de démontrer de l’initiative, de l’ouverture et de l’enthousiasme par rapport aux opportunités de bénévolat offertes à travers l’équipe d’engagement communautaire et surtout d’être engagés dans le processus.


Photo d'Erin Woods et de Mathieu Fleury lors de la soirée électorale

Erin Woods, diplômée 2018 du programme de science politique de l’Université d’Ottawa, estime que son placement AEC aura été une « très longue période d’entrevue » pour son poste actuel. Après avoir fait l’expérience de la « politique de terrain » comme bénévole auprès du Parti libéral en 2015, elle a décidé de s’orienter vers la fonction publique. En 2018, elle s’est jointe à la campagne de réélection de Mathieu Fleury à titre bénévole; elle y a fait si bonne impression qu’on l’a embauchée dans un rôle de liaison communautaire après ses études universitaires.

Erin avait choisi d’étudier à Ottawa pour s’imprégner de la langue française; pour elle, travailler avec un conseiller municipal francophone représentant une grande communauté d’expression française, c’était une occasion en or. Elle a pu découvrir les dynamiques communautés francophones qui l’entouraient et mettre en pratique son savoir en science politique, tout en s’habituant à parler et à travailler en français. « Les liens personnels et professionnels que j’ai tissés avec la communauté m’ont été extrêmement utiles et continueront de l’être tout au long de ma carrière », affirme-t-elle.

Elle encourage vivement les curieux et curieuses à se lancer dans cette aventure qui rapporte tant aux bénévoles et à la communauté. 


L’Université offre une foule de ressources pour nous aider à réussir dans le domaine de notre choix. L'équide d'Engagement communautaire (Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire) est là pour vous guider vers un placement valorisant qui saura bien vous positionner pour le marché du travail. Rendez-vous sur le Navigateur de l’engagement communautaire, dans uoZone, pour profiter des nombreuses occasions de bénévolat qui s’offrent à vous. 

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