Trois étudiantes de l'Université reçoivent la Bourse de la Fondation Pathy

Publié le mardi 14 avril 2020

La Bourse de la Fondation Pathy offre des possibilités d'apprentissage expérientiel pour les étudiants finissants qui veulent devenir des acteurs du changement efficaces, en apportant de nouvelles idées et en travaillant en étroite collaboration avec les collectivités pour favoriser le changement social durable et positif au Canada et dans le monde.

Cette année, trois étudiantes de l'Université d'Ottawa ont été sélectionnées par la Fondation Pathy et ont reçu une bourse de 40 000 $ pour leur projet. Grâce à cette somme, Daniella Gallardo, Nayaelah Siddiqui et Samantha Elizabeth Dignam seront en mesure de réaliser des projets qui entraîneront des changements concrets dans des communautés qui leur tiennent à coeur.

Une étudiante souriante se tient à côté d'une insigne de la Fondation Pathy.

Daniela Gallardo est étudiante en linguistique avec une mineure en science. Elle a également été mentor au Centre de mentorat en technologies et en apprentissage, une façon de concilier ses études et son intérêt personnel.

Après avoir travaillé au Centre de mentorat en technologies et en apprentissage de l'Université d'Ottawa et fait du bénévolat pour l'Association multiculturelle de la région du Grand Moncton (AMGM) au Nouveau-Brunswick pendant l'été 2019, Daniela a constaté le besoin d'aider les nouveaux arrivants au Canada à acquérir des compétences de base en informatique.

La littératie numérique est un élément important pour rendre une personne employable dans un pays technologiquement avancé. Des compétences informatiques de base sont souvent nécessaires pour obtenir un emploi et pour prendre part aux activités de la vie quotidienne au Canada. C'est pourquoi Daniella a imaginé un programme destiné à aider les nouveaux arrivants à acquérir des compétences numériques et à améliorer leur employabilité. Ce programme les aiderait à acquérir des compétences numériques de base, comme rédiger une lettre de motivation, rédiger un CV, utiliser des logiciels ou des applications, et naviguer sur des sites web de recherche d'emploi.

“Je veux que ce projet devienne une initiative communautaire et durable, ce qui signifie que des immigrants plus expérimentés pourraient enseigner à des nouveaux arrivants.”

Daniella ne veut pas non plus que le programme se limite à l'anglais. Les gens qui arrivent au Canada ont des origines si variées qu'elle envisage un avenir où les immigrants plus expérimentés pourraient encadrer les nouveaux arrivants dans leur propre langue. Le fait de recevoir un enseignement dispensé par une personne qui comprend leurs origines, leur langue et leur culture pourrait aider ces nouveaux arrivants à se sentir plus à l'aise.

Une étudiante souriante se tient à côté d'une insigne de la Fondation Pathy.

Nayaelah Siddiqui a entamé ses études en biochimie avec une mineure en gestion. Cependant, elle s'est vite rendu compte qu'elle voulait se concentrer sur son organisme communautaire, Empower’em, qu'elle a fondé peu après le secondaire, et elle a changé sa majeure en baccalauréat en sciences commerciales avec une spécialisation en gestion internationale à l'école de gestion Telfer pour l'aider à gérer et à développer son organisation.

Empower'em offre une formation au leadership accessible et culturellement inclusive ainsi que la création d'espaces sûrs pour les femmes de couleur à Ottawa. Nayaelah a créé Empower'em parce qu'elle voulait voir une plus grande représentation des minorités visibles dans les rôles de leadership au sein de sa communauté en créant une forme de mentorat durable et un programme de développement du leadership pour les femmes de couleur. Elle voulait également créer une culture de célébration des identités et de l'inclusion.

 “Pour construire une communauté forte, les humains doivent comprendre et valoriser les différences des uns et des autres. Grâce à nos échanges culturels, nous espérons favoriser une meilleure compréhension des pratiques de chacun, briser les stéréotypes tout en célébrant le simple fait que les gens ont différentes origines et que chaque personne est unique.”

Une étudiante souriante se tient à côté d'une insigne de la Fondation Pathy.

Au cours de l'été 2018, Samantha Elizabeth Dignam a effectué un stage à Zomba, au Malawi, au sein de l'Art and Global Health Centre, qui « développe des projets innovants qui répondent de manière créative aux problèmes sociaux urgents ».

Elle a identifié et discuté des défis à relever pour développer des objectifs visant à mettre les compétences au services de la collectivité, en s'assurant que les besoins et les idées de la communauté soient pris en compte. Samantha est toujours en contact avec la communauté et elle affirme que c'est « formidable d'avoir un projet où vous pouvez avoir un lien spécial avec les personnes/l'endroit que vous aimez ».

Samantha est étudiante en développement international et en globalisation et a toujours voulu acquérir une expérience sur le terrain car elle s'intéresse à la fois aux arts et aux questions de santé. Elle hésitait à faire une demande car elle doutait de ses compétences, mais elle estimait qu'il était primordial de faire une demande concrète pour la communauté du Malawi. Au cours de l'été, elle se concentrera sur la formation au leadership, la gestion du budget et la planification du projet, en vue de lancer le projet en septembre.

“J'aimerais remercier l'Université d'Ottawa de m'avoir permis de faire ce stage, mes employeurs sur le campus de m'avoir donné d'excellentes références et de m'avoir soutenue, et le Centre Michäelle Jean pour l'engagement mondial et communautaire de m'avoir conseillé et pour son aide. "

Nous souhaitons bonne chance à ces trois étudiants pour leurs projets ! Nous savons qu'ils auront un impact important.

Les étudiants qui souhaitent demander une bourse l'année prochaine peuvent contacter le Centre Michaëlle Jean pour l'engagement mondial et communautaire pour plus d'informations.

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