Pour améliorer la situation des peuples autochtones du monde

Publié le jeudi 25 avril 2019

Portrait d'une étudiante debout, souriante

Zoé Boirin, candidate au doctorat en droit, a choisi d’investir son temps pour faire connaître les histoires des peuples autochtones du monde entier, et en particulier du Canada. Il n’est ainsi pas surprenant qu’elle soit l’une des premières gagnantes de la bourse Allan-Rock, offerte par le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire. Cette bourse a pour but de promouvoir l’engagement sur le campus et de reconnaître les étudiants pour leurs activités bénévoles.

Étudiante internationale originaire de France, Zoé a un parcours d’apprentissage unique. Elle a obtenu sa licence en droit – l’équivalent en France du baccalauréat – à l’Université catholique de Lyon. Elle a ensuite terminé une première année de maîtrise en droit public à l’Université Aix-Marseille III, où elle s’est surtout concentrée sur les droits des peuples autochtones, puis a fait une année d’échange à l’Université d’Ottawa, au cours de laquelle elle s’est impliquée auprès de l’Association des femmes autochtones du Canada. Sa deuxième année de maîtrise s’est faite à l’Université de Paris-Nanterre et à l’Université d’Ottawa. Elle a par la suite entrepris une seconde maîtrise professionnelle en droit et gouvernance des énergies à l’Université Aix-Marseille III. Finalement, elle est revenue à l’Université d’Ottawa pour son doctorat en droit. Dans le cadre de sa thèse, elle s’intéresse aux droits de consultation des peuples autochtones dans le contexte des projets miniers. Parallèlement, elle a choisi de mettre ses compétences en défense des droits au service d’organismes communautaires autochtones dans le cadre de ses placements d’engagement communautaire. Elle a aussi voyagé en Sibérie et en Inde pour travailler avec divers groupes autochtones sur le terrain.

Présentement, Zoé s’implique auprès de la Fondation autochtone de l’espoir (FAE). Sa mission est de sensibiliser la population canadienne aux impacts intergénérationnels des pensionnats autochtones sur les survivants et leurs familles. Zoé aide à traduire les documents qui permettent à la FAE d’accomplir cette mission, surtout dans les écoles. Elle fait son deuxième placement auprès de l’Instance permanente de l’Organisation des Nations Unies sur les questions autochtones (IPQA). L’IPQA est l’entité principale qui promeut les questions autochtones au sein de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Zoé offre du soutien à la présidente de l’IPQA en effectuant une étude sur la tuberculose chez les peuples autochtones dans le monde. L’IPQA espère que cette étude puisse sensibiliser l’ONU sur ce sujet et conséquemment, aboutir à des stratégies visant l’éradication de la tuberculose dans une optique de respect des droits des peuples autochtones.

Lorsqu’elle terminera son doctorat, Zoé aimerait enseigner ou devenir consultante. Elle reconnaît qu’elle est privilégiée d’avoir eu la chance de faire toutes ces études jusqu’à maintenant. Elle est aussi reconnaissante de la sécurité financière que la bourse Allan-Rock lui apporte; il s’agit d’un grand souci pour la plupart des étudiants au doctorat.

L’engagement communautaire donne l’occasion aux étudiants de mobiliser leurs compétences afin de venir en aide à des personnes dans le besoin qui n’ont pas forcément de ressources à leur disposition. Zoé était intéressée par la bourse Allan-Rock parce qu’elle récompense les étudiants et les étudiantes comme elle, qui s’engagent sur le campus ou dans leur quartier. Elle encourage chaque étudiant à garder les yeux ouverts et à chercher des occasions de s’impliquer. Il est possible de créer des liens forts avec un organisme ou une communauté en proposant simplement d’investir son temps et ses compétences. Mettez vos compétences en application, au profit de tous!

Par : Andrew Heath

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