L’éducation : vecteur de changement social dans les pays en développement

Enfants assis en sur le plancher en salle de classe en Afrique

Depuis le début de ses études en économie internationale et développement, l’étudiante de quatrième année McKinley Richards profite au maximum des multiples occasions de s’impliquer qu’offre l’Université d’Ottawa. Cette attitude lui a permis de poursuivre ses intérêts tout en faisant l’acquisition de connaissances et d’expérience au Canada et à l’étranger.   

Récemment, McKinley a reçu une bourse du Fonds pour le service communautaire en Afrique grâce à laquelle elle s’est rendue au Sénégal pour suivre un cours de recherche sur le terrain donné par la Faculté des sciences sociales. Ce cours de six crédits offert en français portait sur l’éducation comme vecteur de changement social dans les pays en développement.

Pendant son séjour au Sénégal, McKinley et trois autres étudiants de l’Université d’Ottawa (Jade Pinard, Lina Kim et Iain MacDonald) ont mené des entrevues avec quatre-vingt-dix jeunes filles âgées de six à treize ans qui étaient inscrites à un programme éducatif communautaire après l’école. Appelé La Maison de l’éducation, ce programme, établi à Ziguinchor, au Sénégal, est un des nombreux moyens employés par l’organisme Futur au présent pour éradiquer la pauvreté au pays.

La recherche menée par les quatre étudiants avait pour objectif d’arriver à une meilleure compréhension du bagage sociologique des jeunes filles, de leur structure familiale et de la façon dont les activités à l’extérieur de l’école ont nui à leur réussite scolaire et les ont auparavant amenées à abandonner les études pour soutenir leur famille. En analysant les données recueillies pour en faire ressortir des tendances, le groupe a apporté une contribution non négligeable aux travaux de Futur au présent en procurant à l’organisme une compréhension plus claire de la situation des jeunes filles ainsi que des outils pour améliorer leur programme et mieux l’adapter aux besoins de la communauté.

Groupe de recherche assis à une table en salle de conférence, en discussion

McKinley souhaitait développer ses compétences en recherche en travaillant sur le terrain dans un contexte international et ce projet l’interpellait particulièrement, car l’accès à l’éducation constitue, selon elle, une des plus grandes priorités dans le développement du capital humain, de même qu’un stimulant important pour la croissance économique. Pendant ses études, McKinley a développé une passion pour l’étude du rendement sur l’investissement en éducation et des raisons pour lesquelles les bénéfices à long terme pour la société sont souvent sous-évalués. Elle voulait mettre au point des outils pour mieux comprendre les contraintes économiques qui poussent les personnes à sacrifier leurs études, ainsi que la complexité et les réalités locales de l’éducation pour la croissance économique dans les pays en développement.

McKinley affirme que ce qu’elle a préféré de cette expérience internationale, « c’est la chance d’avoir été complètement immergée dans la culture sénégalaise, puisque chaque étudiant demeurait dans une famille hôte ». Cette situation a permis aux étudiants de l’Université d’Ottawa de bâtir des relations interculturelles authentiques, d’ouvrir leur perspective sur les pays en développement et de vivre dans les conditions réelles des personnes des régions rurales et urbaines comme le village de Mlomp et les villes de Dakar et Ziguinchor.

« J’ai adoré apprendre sur la riche histoire et les traditions sénégalaises grâce à cette expérience concrète en plus d’avoir la possibilité de connaître quelques-unes des plus belles régions de l’Afrique de l’Ouest, que nous ne voyons pas souvent dans les médias. »

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