Bénévole du mois - Récipiendaires pour 2017-2018

Sur cette page, vous rencontrerez certains des gens dévoués et inspirants qui font une différence et ont un impact positif sur les gens autour d'eux et sur leur communauté.

 

Mai 2018 - Nathalie Vilgrain 

Étudiante souriante sur un pont, donnant sur les arbres verts et un lac

Souvent rempli de vives émotions et de nervosité, le début des études universitaires marque une étape charnière dans la vie d’une personne. Pour Nathalie Vilgrain, étudiante de deuxième année au baccalauréat en sciences sociales spécialisé bidisciplinaire en administration publique et science politique, cette période de transition offre une occasion en or de s’engager hors de la salle de classe pour tirer des leçons de vie qui ne s’apprennent tout simplement pas lors d’un cours magistral. « En tant que nouvelle étudiante, j’ai cherché à comprendre et à connaître tous les organismes qui sont mis en place pour favoriser ma réussite scolaire », explique-t-elle. « Je me suis impliquée parce que je me retrouvais dans les missions de ces organismes et dans les causes qu’ils défendent. »

Nathalie est ainsi devenue bénévole sur le campus et ailleurs, et a comptabilisé ses heures d’engagement dans le Navigateur de l’engagement communautaire (accessible dans uoZone). Sur le campus, elle est bénévole au Club des étudiants haïtiens de l’Université d’Ottawa et au club UNICEF, et elle s’implique hors campus auprès du Regroupement Affaires Femmes (RAF). Bien qu’ayant des missions différentes, ces organismes permettent tous à Nathalie de contribuer à la justice sociale et à l’équité. De plus, toutes les occasions de bénévolat lui ont permis d’apprendre et de se préparer au marché de l’emploi après ses études. Comme elle avait toujours voulu faire un stage auprès des personnes en situation d’itinérance pour essayer de comprendre les inégalités sociales en matière de logement dans la société, elle a récemment consacré 30 heures au Gîte Ami de Gatineau. « J’ai non seulement pu rencontrer des gens extraordinaires là-bas, mais j’ai aussi pu apprendre beaucoup sur le fonctionnement d’un centre d’hébergement », affirme-t-elle. « En retour, j’ai pu donner de mon temps dans l’organisation des activités de repas du midi, en plus d’aider à trier et ranger les vêtements reçus lors du temps des fêtes. Je compte le refaire l’année prochaine ».

Pour Nathalie, l’engagement communautaire peut avoir un véritable impact positif sur la vie de quiconque choisit de s’impliquer. Elle se souvient avec nostalgie de son arrivée au Canada, en particulier des difficultés qu’elle éprouvait à affronter le froid, l’hiver. Elle a malgré tout décidé de s’engager comme bénévole auprès du Bal de neige d’Ottawa et raconte comment elle est non seulement fière de l’aide apportée aux enfants, mais aussi d’avoir réussi à passer une journée complète dans le froid. « Ces trois journées ont été les plus belles depuis mon arrivée au Canada », s’exclame-t-elle. Ces expériences ont toutes permis à Nathalie de trouver sa place dans la communauté universitaire et elle croit que « le bénévolat sur ou hors du campus permet de s’épanouir et de profiter de ses années universitaires en faisant des choses significatives et durables ». Elle recommande à tous les étudiants de saisir les occasions de bénévolat pour explorer des domaines qui les animent et développer des compétences utiles sur le marché du travail. C’est pour sa passion, sa curiosité et son engagement soutenu envers des causes qui l’interpellent que Nathalie Vilgrain est notre bénévole du mois de mai 2018.

Par : Morgan Oda


Avril 2018 - Kaylene Ponto

Bénévole du mois Kaylene Ponto qui sourit devant un mur du Pavillon Tabaret

Le perfectionnement de soi et l’occasion de venir en aide aux autres sont les facteurs principaux qui ont motivé Kaylene Ponto à s’engager comme bénévole. Étudiante au baccalauréat en sciences sociales avec majeure en administration publique et mineure en communication, elle a changé de programme à maintes reprises avant de s’arrêter sur ce choix. Elle voulait explorer l’économie de l’environnement, les études autochtones et tout ce qui se trouve entre les deux, mais s’est rendu compte qu’en choisissant l’administration publique, elle pourrait toucher à bien plus de domaines avec son diplôme.

Kaylene a toujours trouvé le moyen de redonner à sa communauté, et dès sa deuxième année d’études, elle a effectué un placement d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) dans un refuge pour femmes autochtones dans le cadre du cours FEM1100 – Women, Gender and Feminism: An Introduction course. Originaire de l’Alberta, qui compte une importante communauté autochtone, Kaylene possédait déjà des connaissances sur le sujet, et elle voulait prêter main-forte en offrant un peu de son temps. Elle décrit son expérience comme l’une des plus enrichissantes de sa vie. Les femmes, les membres du personnel et les bénévoles se réunissaient pour cuisiner, faire de l’artisanat et apprendre quelques notions sur la langue des Ojibwés. Elle a découvert leurs histoires et certaines facettes de leur culture. Ce placement l’a profondément marquée : elle s’est faite de nouvelles amies et cette première expérience de bénévolat universitaire a été très gratifiante pour elle.

Kaylene a aussi exploré d’autres possibilités. « Au début, je croyais vouloir étudier en économie de l’environnement, et c’est pour ça que je cherchais un placement qui avait rapport à ce sujet », raconte-t-elle. Cependant, ses recherches l’ont menée vers plus encore : les nombreux clubs et associations de l’Université, un aspect qu’elle ne connaissait pas. « Comme je ne viens pas de la région, c’était difficile pour moi de savoir ce qui se passait sur le campus. C’était un bon moyen pour moi de faire de nouvelles connaissances. » Elle s’est inscrite à un autre placement d’AEC au Bureau du développement durable de l’Université d’Ottawa. En tant qu’écoambassadrice, elle a participé aux Matinées caféinées et a raffolé de chaque instant.

À l’automne 2017, elle a fait du bénévolat à titre de stratège en communication et en marketing pour Diplomat, un magazine en ligne destiné à la communauté des diplomates de la région du Benelux et dont le personnel travaille à partir de plusieurs villes et pays. Kaylene, qui cherche à obtenir une mineure en communication, voulait acquérir plus d’expérience dans ce domaine. Dans le cadre de son placement, elle a eu la chance de communiquer avec des représentants d’universités canadiennes, d’en apprendre davantage sur les médias sociaux et de proposer des améliorations au site Web de l’équipe. Elle effectuait du télétravail à partir de chez elle, ce qui l’a beaucoup aidée à s’organiser et à gérer son temps avec efficacité. Sa superviseure, Jillian Fernandes, diplômée de l’Université d’Ottawa, n’avait que des éloges pour Kaylene. « Nous étions plus que satisfaits de son travail. Elle est très créative, fiable et autonome. Elle a été un atout de taille pour notre équipe. »

Et tout cela se poursuit pour elle : à l’hiver 2018, elle a entamé un troisième placement d’AEC dans l’un de ses cours de science politique. En raison de ses nombreuses expériences de bénévolat au fil des ans et de sa passion envers le développement de ses aptitudes tout en venant en aide à autrui, le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire félicite Kaylene et lui décerne le titre de bénévole du mois d’avril.

Par : Ines Sayadi


Mars 2018 - Benjamin Doudard

Bénévole du mois Benjamin Doudard, souriant et assis devant une carte du monde

Le mois de mars est aussi le mois de la francophonie à l’Université d’Ottawa. C’est pourquoi, ce mois-ci, nous vous présentons un étudiant qui s’est démarqué grâce à son engagement communautaire pour la défense et la promotion du français. 

Pour Benjamin Doudard, étudiant de quatrième année en communication et en science politique, l’engagement communautaire occupe une place importante dans son quotidien. En 2017, Benjamin a siégé au Conseil d’administration du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO). Cette première expérience au sein d’un conseil d’administration lui a permis de s’impliquer politiquement pour la défense de la francophonie en Ontario. De plus, « des activités sont organisées chaque année par le RÉFO dans chacune des grandes régions de la province et ce qui est aussi intéressant, c’est que ces activités ne sont pas uniquement destinées aux étudiants “francophones”, c’est-à-dire que les étudiants en processus d’apprentissage du français y sont aussi toujours les bienvenus ».

Benjamin s’est aussi engagé auprès d’autres organisations à but non lucratif, y compris la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) ainsi que l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM). En janvier dernier, il a d’ailleurs occupé le rôle de président de la Chambre au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) de la FJCF, une simulation parlementaire regroupant des jeunes francophones de partout au pays. Sur le campus, Benjamin a été chroniqueur bénévole pour la Rotonde, le journal indépendant francophone de l’Université d’Ottawa.

« Donner de son temps, c’est une bonne manière d’aider la communauté à accomplir des buts communs  », affirme l’étudiant. Il croit aussi que ses expériences d’engagement communautaire lui ont donné l’occasion d’approfondir des connaissances qu’il n’aurait pas pu acquérir en salle de classe, en plus de lui permettre d’élargir son réseau et d’établir des relations professionnelles.

Participant présentement à un échange en Colombie, Benjamin ne veut pas toutefois mettre un frein à son engagement communautaire. En effet, bien qu’il participe principalement à la défense et la promotion du français en Ontario, Benjamin affirme « [qu’] il y a des causes communes un peu partout : la lutte contre la pauvreté, les injustices sociales et l’insécurité alimentaire, par exemple ». Il souhaite trouver des organismes où s’impliquer à l’étranger tout en demeurant bien conscient des risques du volontourisme. Il conseille d’ailleurs aux étudiants qui désirent s’engager à l’international de prendre le temps de faire des recherches approfondies sur l’organisation partenaire avec laquelle ils voudraient travailler, pour s’assurer que la communauté visée bénéficie bel et bien de leurs actions.

Grâce à son engagement exceptionnel, Benjamin Doudard a été l’un des récipiendaires de la bourse Gilles-Patry à l’automne 2017. Le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire a également voulu souligner sa contribution remarquable en lui accordant le titre de bénévole du mois de mars 2018.

Par : Marie-Laure Riel 


Février 2018 - Jesse Lesniowski

Étudiant Jesse Lesniowski pose devant un mur à Tabaret

En 11e année, Jesse Lesniowski est victime d’un terrible accident de voiture. À la suite de cet événement bouleversant, il se fixe pour objectif de terminer ses études secondaires et d’aller à l’université. Pendant la première année de son baccalauréat spécialisé en sciences environnementales, il se concentre sur ses études — l’idée de faire du bénévolat ne lui traverse même pas l’esprit. Puis il se rend compte qu’il a du temps libre et se remet à l’écriture, passe-temps qu’il qualifie de « libérateur ». Il entend parler d’un poste de rédacteur au webzine Her Campus, tente sa chance et l’obtient. Cette occasion de bénévolat devient alors un moment charnière de son expérience universitaire. Il comprend qu’il peut faire beaucoup plus que simplement étudier, et c’est là qu’il commence à découvrir une autre facette de la vie universitaire. Il décide de se porter candidat pour représenter les sciences environnementales à l’Association des étudiants en sciences. Sa démarche porte fruits, et son mandat s’avère des plus instructifs. Il fonde ensuite le club des sciences environnementales, l’une de ses plus grandes réalisations selon lui. « C’est une expérience très gratifiante. Tu deviens le visage du programme, et les gens viennent te voir quand ils ont besoin d’aide. C’est très important pour moi d’aider les étudiants de première année à fraterniser pour tisser des liens et se faire des amis. Étant donné que le programme de sciences environnementales compte très peu d’étudiants, il importe que tout le monde s’entende et apprenne à se connaître — et c’est justement la raison d’être du club. Au début, il n’y avait que moi et une autre personne à la direction, puis nous sommes passés à quatre membres, et maintenant nous en avons neuf. Je suis vraiment fier. »

Pour Jesse, l’engagement communautaire est un moyen d’élargir l’éventail de ses connaissances et de ses passions et de les transmettre à autrui. « L’environnement me passionne, mais aussi entrer en contact avec les gens et développer des relations étroites avec eux. Le programme de sciences environnementales nous porte à créer des liens, à se faire des amis, etc. » Jesse juge essentiel d’être créatif quand on veut se lancer dans ce genre de bénévolat. « Quand tu as des buts et objectifs stimulants et des convictions fortes, les gens cherchent à te côtoyer et t’appuient. » Être sociable et disposé à rencontrer des gens et à discuter avec eux sont également des atouts importants. Il décrit son club étudiant comme étant ouvert à tous. « Si vous êtes passionnés, venez nous rencontrer lors de nos activités! Vous faites partie de la famille. »

Un dernier conseil de Jesse : commencer petit et s’impliquer tôt. « Au début, mon but était de trouver une activité qui me plairait pour occuper mes temps libres. C’est à ce moment-là que je suis devenu rédacteur. Puis, d’année en année, ma motivation à faire du bénévolat a tout simplement augmenté. Il faut vraiment s’y adonner pour être en mesure de l’apprécier. »

Le Centre est fier de Jesse et de ses réalisations. Celles-ci sont maintenant toutes consignées dans son Attestation de bénévolat, ce qui lui permet de les inscrire dans son curriculum vitae et de mettre ainsi en valeur son expérience. Nous sommes donc extrêmement fiers de remettre à Jesse le prix de Bénévole du mois pour février 2018.

Par : Ines Sayadi


Janvier 2018 - Stacey Olynick 

Stacey Olynick Bénévole du mois

Pour Stacey Olynick, étudiante inscrite à une majeure en géographie et en études de l’environnement, « il est très avantageux de faire du bénévolat pendant ses études. Les nouvelles compétences que j’ai acquises m’ont aidée à surmonter des obstacles et à réussir mes projets au-delà de mes propres attentes. » En 2017, Stacey a donné de son temps à plusieurs établissements sur le campus comme à l’extérieur de celui-ci. Elle s’est notamment investie auprès du Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario (GRIPO) de l’Université d’Ottawa, une expérience qui l’a amenée à explorer différents points de vue quant aux perspectives contemporaines et à l’évolution humaine. À l’été 2017, elle s’est portée bénévole auprès de l’Arboretum Morgan, un espace boisé protégé situé à Montréal. Là, elle a développé ses compétences en entrepreneuriat et en leadership.

À l’hiver 2017, Stacey effectuait un placement d’apprentissage par l’engagement communautaire dans le cadre d’un cours de géographie. « Mon bénévolat auprès du GRIPO a éveillé chez moi un intérêt pour les études autochtones. On m’a ainsi offert la possibilité, pendant la semaine de relâche, d’effectuer du bénévolat au sein d’une communauté algonquine qui accueille les institutions d'enseignement pour leur faire découvrir leur culture et leurs pratiques axées sur la terre. » Stacey et ses collègues de classe ont ainsi pu en apprendre davantage sur les enjeux sociaux, économiques, politiques et environnementaux auxquels ont été confrontés les membres de la communauté au fil des 50 dernières années. Touchée par sa visite, Stacey a poursuivi son bénévolat dans la serre pendant l'été. Elle a démarré quelque 200 plantes avec des propriétés médicinales à partir de semences des années 1900 dans le respect des traditions algonquines.

Stacey Olynick Bénévole du mois Jardin

À l’automne 2017, Stacey a arrêté le sujet de sa thèse de spécialisation sur les bénéfices et difficultés du développement de projets de serre sur les communautés autochtones du Canada. Ses principales conclusions seront utilisées pour mettre sur pied un projet à la serre de l’école Mikizicec à Kitcisakik, au Québec, à l’été 2018; elle donnera également divers ateliers sur place. Pour concrétiser son projet, Stacey a obtenu en décembre 2017 l’appui du Fonds Alex-Trebek pour l’innovation et le défi.

Pour son initiative et le temps qu’elle a investi dans des initiatives visant l'apprentissage et à l’échange sur les pratiques traditionnelles, Stacey se mérite le titre de bénévole du mois de janvier 2018.


Décembre 2017 - Nicholas Doiron

Bénévole du mois

Certaines personnes commencent à faire du bénévolat très tôt. C’est le cas de Nicholas Doiron. Cet étudiant de quatrième année en administration publique et science politique a été membre de Scouts Canada de l’école élémentaire à l’école secondaire, et bon nombre des activités de l’organisme comportaient du bénévolat. Il a donné de son temps à des soupes populaires, à des marathons et à des nettoyages communautaires. Au cours de sa deuxième année d’études universitaires, il a rejoint St. Joe’s Supper Table dans le cadre d’un placement qu’il a trouvé par l’entremise du Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire (CMJEMC). Son intérêt pour la politique l’a amené à faire du bénévolat pour I vote – Je vote sur le campus, une plateforme qui organise différents groupes de réflexion et activités réunissant des personnes du monde politique et des étudiants.   

En octobre 2016, Nicholas s’est associé au Centre économique et social d’Ottawa Carleton (CÉSOC), un organisme sans but lucratif qui soutient l’accueil et l’installation d’immigrants de divers horizons. Il a été jumelé aux Ali, une famille syrienne de cinq personnes. Grâce à ce placement, il a tissé des liens solides avec les Ali et il continue de se réunir avec eux toutes les deux semaines. Ils planifient ensemble des activités telles que des visites de musées et des sorties dans des parcs. Lors de repas et de discussions avec cette famille, Nicholas a acquis une connaissance de la culture syrienne, de l’islam et des difficultés sociopolitiques auxquelles est confrontée la Syrie.

À mesure que Nicholas approfondissait sa compréhension des difficultés multidimensionnelles auxquelles font face les réfugiés syriens, il a décidé de s’engager encore davantage. En mai 2017, avec l’aide d’amis, il a lancé l’association UNITE/RÉUNI à l’Université d’Ottawa, qui vise à appuyer le CÉSOC. Son but est d’unir les étudiants de l’Université d’Ottawa et les nouveaux immigrants en jumelant ces premiers à une famille de nouveaux arrivants ou en sollicitant leur aide pour des séances d’aide aux devoirs. Grâce à un excellent travail d’équipe entre Zohra Azraoui (coordinatrice du programme du CÉSOC), Nicholas et d’autres étudiants de l’Université d’Ottawa, UNITE/RÉUNI a à ce jour jumelé huit étudiants à des familles de nouveaux arrivants et recruté environ dix tuteurs bénévoles pour des séances d’aide aux devoirs. Cette association deviendra bientôt un club officiel de l’Université d’Ottawa!

L’expérience de bénévolat au CÉSOC a donné à Nicholas un point de vue unique sur ses études et ses aspirations professionnelles. Aujourd’hui, il comprend mieux la crise syrienne et la manière dont le Canada gère l’afflux de réfugiés au pays. À l’heure actuelle, les dossiers d’asile font l’objet de diverses contraintes administratives au sein du ministère de la Justice, en raison de l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile et de réfugiés. En tant qu’étudiant souhaitant intégrer une faculté de droit, en approfondissant ses connaissances sur ces questions, Nicholas a commencé à envisager de faire carrière dans le droit des réfugiés. Il définit l’engagement communautaire comme le fait de « s’impliquer dans sa collectivité là où il existe un besoin réel, et non pas faire du bénévolat uniquement pour améliorer son CV. » Il encourage les autres étudiants à trouver une cause qui les passionne vraiment pour commencer à faire du bénévolat, afin qu’ils puissent « donner le meilleur d’eux-mêmes et tirer le meilleur parti possible de cette expérience ». Nicholas conseille aux étudiants souhaitant faire du bénévolat auprès de la communauté des nouveaux arrivants de communiquer avec UNITE/RÉUNI (reuni.unite@gmail.com), afin d’obtenir plus de renseignements sur la façon dont ils peuvent s’engager. 

Pour s’être dépassé en s’engageant auprès du CÉSOC afin de recruter des étudiants de l’Université d’Ottawa après la fin de son placement en 2016, et pour avoir aidé les nouveaux arrivants à se sentir les bienvenus au Canada, nous sommes heureux d’accorder à Nicholas le titre de bénévole du mois de décembre.


Novembre 2017 - Emma Bodoni

Emma Bodoni - Bénévole du mois Novembre 2017

Pour Emma Bodoni, étudiante de quatrième année en développement international et mondialisation (avec mineure en science politique), l’engagement communautaire signifie « participer, à titre individuel ou collectif, aux efforts tendant à forger des relations durables au sein de sa communauté, dans le but de réduire les inégalités sociales, économiques et politiques. » La jeune femme a fait ses premiers pas dans le bénévolat lorsqu’elle était au secondaire, en organisant des compétitions de volleyball et en s’impliquant dans son quartier. Puis, après sa première année d’université, elle s’est rendue à San Miguel de Allende, au Mexique, pour aider une coopérative artistique qui œuvre en faveur des enfants autochtones locaux, expérience qui a cimenté sa passion pour l’engagement communautaire.

Pendant ses études à l’Université d’Ottawa, Emma s’est inscrite à deux reprises au programme d’Apprentissage par l’engagement communautaire (AEC). Son premier placement, chez ACORN Canada en 2014, l’a amenée à travailler en tant qu’adjointe à la planification d’événements et à aider avec la collecte de fonds. Cet automne, elle a mené des activités d’organisation et de recherche pour ACORN International. Elle a également eu l’occasion de participer à une campagne américaine nommée Home Savers, destinée à soutenir la recherche sur les obstacles que rencontrent les membres des communautés à faible revenu quant à l’acquisition d’une maison et sur les inégalités en matière de logement particulières aux différentes régions. Par ailleurs, Emma a également offert ses services dans le cadre des Projets de bénévolat d’un jour proposés par notre centre, pour contribuer à remettre à neuf et à peindre l’entrée et la clôture de l’organisme de bienfaisance St. Joe’s Supper Table.

Grâce à ces expériences de bénévolat, la jeune femme a développé ses compétences en communication et en leadership, et elle a pu mettre en pratique les théories vues en classe. Non seulement elle a appris comment fonctionnent les ONG, mais elle a aussi compris que la société civile peut combler des lacunes en fournissant des services et en encourageant des actions politiques collectives. Qui plus est, le bénévolat l’a mieux éclairée sur ses aspirations professionnelles : Emma désire maintenant devenir chercheuse et collaborer avec des organismes communautaires ou des institutions gouvernementales dans le domaine des affaires internationales.

Emma conseille aux autres étudiants qui songent à faire du bénévolat – mais ne savent pas par où commencer – de trouver une cause qui suscite leur enthousiasme et de contacter un organisme ou un mouvement qui s’y consacre. Et si leur horaire est trop chargé malgré leur désir de s’engager, elle leur suggère de voir ce que les Projets de bénévolat d’un jour ont à offrir, puisqu’il suffit d’une journée, voire moins, pour répondre aux besoins d’un partenaire communautaire.

Toutefois, Emma est prompte à mettre les étudiants en garde contre le « bénévolat de tourisme », c’est-à-dire le bénévolat comme prétexte pour voyager et s’amuser. Et étant donné les avantages matériels et l’influence que possèdent certaines ONG relativement aux pays où elles mènent leurs activités, Emma conseille de prendre du recul et de se demander si la cause à laquelle on participe favorise vraiment la citoyenneté mondiale ou si, au contraire, on est juste en train de contribuer à perpétuer des rapports de pouvoir inégaux.

Pour son engagement communautaire manifeste dans ses multiples placements, sa vision élargie du bénévolat et ses conseils excellents, Emma Bodoni a été nommée bénévole du mois de novembre 2017.


Octobre 2017 - Lise Viviane Rurangwa

Bénévole du mois d'octobre 2017 - Lise Viviane Rurangwa

Pour Lise Viviane Rurangwa, étudiante en quatrième année au baccalauréat ès sciences spécialisé en biochimie avec mineure en anglais langue seconde, l’engagement communautaire signifie « l’utilisation de ses habiletés pour le bien-être de sa communauté tout en acquérant des compétences dans un domaine souhaité ».

Lise Viviane a commencé à faire du bénévolat à l’âge de 12 ans, lorsqu’elle est devenue membre de l’Association des guides du Rwanda. Au sein de cette organisation, elle s’est impliquée dans des causes environnementales et a participé à la construction d’établissements pour les personnes les plus vulnérables. Dès ce jeune âge, elle a acquis une valeur fondamentale : celle d’utiliser son savoir-faire au service des autres, afin d’améliorer sans cesse le monde pour les générations actuelles et futures.

La jeune femme a continué à faire du bénévolat dans la région d’Ottawa-Gatineau, où elle a été réceptionniste à la paroisse Saint-Louis - Marie de Montfort, et agente de soutien au Salon du livre de l’Outaouais, aux Jeux de la francophonie canadienne et au Congrès national des sciences humaines 2015. Cette année (2017), elle a été assistante aux programmes au Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire (CMJEMC), commis aux services administratifs à la Société canadienne du SIDA, membre de l’équipe organisatrice du concours de probabilités et statistiques auprès de la Faculté de génie à l’Université d’Ottawa et agente de soutien à l’événement Food Truck Social and Flea Market, pour la Fondation du cancer de la région d’Ottawa.

Lise Viviane raconte que son expérience de bénévolat lui a donné l’occasion d’acquérir ou de développer des compétences en communication, en organisation et en recherche, et qu’elle a appris à devenir plus autonome. « En plus d’élargir mon réseau, d’avoir différentes perspectives de carrière, le bénévolat que j’ai fait m’a permis d’avoir plus de confiance en moi », ajoute-t-elle.

Elle conseille aux étudiants et étudiantes de l’Université d’Ottawa de profiter des services qu’offre le CMJEMC, car les possibilités de travailler auprès d’organismes ayant besoin de bénévoles sont nombreuses.

Pour son dévouement et sa passion pour le bénévolat, nous sommes fiers de nommer Lise Viviane Rurangwa bénévole du mois d’octobre 2017.


Septembre 2017 - Sarah Twomey 

Sarah Twomey

Étudiante de quatrième année en sciences infirmières, Sarah Twomey s’est engagée dès son plus jeune âge à aider les autres. Au primaire, déjà, elle menait des initiatives environnementales. Puis, au secondaire, elle s’est impliquée au sein de son conseil d’élèves et de groupes philanthropiques. Décidée à donner d’elle au-delà de sa communauté locale, la jeune femme a ensuite accepté des occasions de bénévolat à l’étranger : elle a participé à la construction d’écoles au Kenya, enseigné l’anglais en Thaïlande et travaillé en tant qu’aide-infirmière au Népal. Aujourd’hui, elle offre ses services à Butterfly Children’s Hospices, un organisme de bienfaisance international qui procure des soins palliatifs aux enfants malades en Chine, et son rôle consiste à diriger la collecte de fonds au Canada.

C’est le volontariat qui a motivé Sarah à s’inscrire dans le programme de sciences infirmières. Pendant ses études universitaires, elle a tout naturellement poursuivi ses activités bénévoles. Ainsi, au cours des quatre dernières années, elle a rendu service au Club de danse de l’Université d’Ottawa, au Bureau du développement durable et à l’Association des étudiants et étudiantes de premier cycle en sciences infirmières.

Au début, Sarah songeait à travailler soit pour un organisme à but non lucratif, soit dans le milieu des soins de santé. Mais elle a appris qu’elle pouvait faire les deux en même temps. Pour elle, l’engagement communautaire ne signifie pas seulement s’impliquer, sinon s’investir entièrement dans l’organisme pour lequel on œuvre. « Chaque organisme possède, certes, son propre concept de l’engagement communautaire, mais à la fin, le but est toujours le même : contribuer au bien-être de la société et laisser une empreinte, quelle que soit sa taille », soutient la jeune femme.

À présent qu’elle s’est découvert une passion et qu’elle a acquis de précieuses compétences grâce au bénévolat, Sarah encourage ses pairs à s’impliquer à leur tour. « Quand je regarde en arrière, il n’y a pas une seule minute consacrée au bénévolat que je regrette », affirme-t-elle. « On rencontre des gens, on découvre des centres d’intérêt passionnants, et, avec un peu de chance, on trouve même sa raison d’être », conclut-elle. 

Par son engagement bénévole qui ne connaît pas de frontières, Sarah représente l’exemple parfait d’une citoyenne du monde. C’est pourquoi nous avons le plaisir d’annoncer que Sarah Twomey a été nommée bénévole du mois de septembre 2017.  

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