Résultats des projets

Projets 2017-2018

Transformer le paysage urbain grâce au projet de ruelle verte de Heartwood House (phases II et III)

Organisme sans but lucratif, Heartwood House (HH) a pour mission de soutenir de petits organismes du même type ou de bienfaisance afin que, réunis sous un même toit, ceux-ci puissent mieux s’acquitter de leur mission, apprendre au contact les uns des autres et servir leur clientèle de façon rentable, créative et efficace. Heartwood House possède un espace de 26 000 pieds carrés au 404, avenue McArthur, un peu à l’est du centre-ville d’Ottawa.

Deux personnes dans une ruelle

Le projet de Heartwood House, qui s’inscrit dans le programme Leaders en environnement TD, consiste à transformer en ruelle verte une ruelle conventionnelle se trouvant du côté ouest de l’édifice abritant l’organisme. De nombreux piétons empruntent la ruelle, qui relie l’avenue McArthur et les rues résidentielles populeuses situées au sud. Le projet en trois phases a pour objectif d’embellir la ruelle et, du coup, de la rendre plus sécuritaire et plus agréable pour les membres de la communauté. Les deux premières phases ont eu lieu pendant l’année universitaire 2017‑2018. Il y a d’abord eu les consultations auprès de la communauté, la planification et la conception, suivies de l’enlèvement de l’asphalte en automne 2017. La plantation de végétaux et l’aménagement ont été effectués en mai et juin 2018.

Pour l’enlèvement de l’asphalte, HH a retenu les services d’un entrepreneur. Quatre étudiants ont mis la main à la pâte pour l’installation de conduits d’évacuation des eaux de ruissellement. Ensuite, les étudiants ont aidé à disposer et à niveler les dalles et les pavés pour que la ruelle soit prête pour la troisième phase et que les piétons puissent y circuler.

La phase III a débuté en mai 2018. Avant que les étudiants n’amorcent les travaux, d’autres pavés ont été ajoutés pour rendre l’endroit accessible. Deux étudiants ont pris en charge les semis, les boîtes à fleurs en bois et la signalisation. Les étudiants ont continué à donner de leur temps pour l’aménagement de ce nouvel espace vert.


Mettre sur pied une campagne de sensibilisation sur le verdissement des terrains de l’école Saint-Rédempteur avec Enviro Éduc-Action

Étudiants dans le corridor d'une école primaire

Enviro Éduc-Action (EEA) est un organisme sans but lucratif de l’Outaouais qui fait la promotion d’initiatives écologiques ou de projets d’économie sociale. Sa mission est d’aider les personnes, les entreprises et les écoles à adopter des politiques plus écologiques et durables.

EEA travaille de façon continue avec l’école élémentaire Saint-Rédempteur située dans le secteur Hull à Gatineau. L’organisme met au point un aménagement dans la cour d’école, espace également utilisé par les membres de la communauté. Actuellement, l’asphalte qui recouvre presque tout le terrain appartenant à l’école transforme les lieux en îlot de chaleur pendant les mois d’été. Le plan d’aménagement d’EEA, qui comprend des arbres, une pergola et des plantes, vise à faire de la cour un terrain de jeu pour les élèves et un lieu de rassemblement pour la communauté.

Le projet avait pour objectif de permettre aux étudiants d’organiser une campagne de sensibilisation pour convaincre la communauté de l’importance de construire et d’entretenir des espaces verts dans les zones urbaines. En avril et mai 2018, les étudiants ont présenté un atelier dans trois classes de l’école Saint-Rédempteur. Les quelque 60 élèves ayant assisté à l’atelier ont reçu des informations sur la déforestation, la croissance des arbres et les soins à leur donner, le tri des déchets, le recyclage et le compostage. Le matériel pédagogique de cet atelier destiné à un jeune public et comportant des activités interactives sera réutilisé pour la tenue d’autres ateliers éducatifs.

On discute toujours de la possibilité de planter les arbres pendant l’année scolaire et de la façon dont les étudiants peuvent jouer un rôle actif dans la promotion du nouvel espace vert.


Sensibiliser les enfants à la nature : des bienfaits importants
Centre d'apprentissage Carp Ridge

Au cours de l’automne 2017, des étudiants d’un cours de troisième année en géographie (GEG3302 – gestion des ressources naturelles) se sont rendus au Centre d’apprentissage Carp Ridge pour prendre part à un projet Leaders en environnement de TD. Les jeunes gens avaient pour mission de concevoir et créer un jardin d’apprentissage pour enfants d’âges divers, dans le but précis de développer la curiosité de ceux-ci pour la nature et le jardinage. Mais le projet comportait quelques exigences outre celle de susciter l’intérêt des enfants : le jardin devait être durable, respectueux de l’environnement, interactif et inclusif. « Nous avons porté notre attention sur les baies, les légumes et les plantes qui ont tendance à intriguer les enfants », explique Andrew Faber, l’un des étudiants participants. Il raconte ensuite comment l’équipe a décidé de transformer un vieux canot en un bassin aquatique et d’incorporer des fleurs aux couleurs vives comme des tournesols dans le jardin, une idée qui a su captiver les enfants. Les étudiants ont même travaillé sur la création d’un site Web.

Pour Andrew Faber, qui poursuit un baccalauréat spécialisé bidisciplinaire en histoire et en science politique, il s’agissait de son premier placement dans le cadre du programme Apprentissage par l’engagement communautaire (AEC). Il affirme que même si ses coéquipiers et lui ont éprouvé de la difficulté à coordonner leurs efforts au début, ils ont réussi à surmonter les obstacles en tirant parti de leurs compétences en leadership, avec l’appui de leur superviseure. « Je n’avais pas l’impression de “faire des heures” », se souvient le jeune homme, en faisant allusion au temps qu’il a passé en plein air au Centre d’apprentissage Carp Ridge. Il ajoute que l’occasion se prêtait de manière idéale à la mise en pratique des théories vues en classe, et qu’elle lui a permis de valoriser l’importance de susciter l’intérêt des enfants envers la nature et leur insuffler l’amour de celle-ci.

Étudiants sur place au Centre d'apprentissage Carp Ridge
  • La première étape – qu’Andrew Faber considère comme étant indispensable dans toute démarche de protection de l’environnement – consiste à stimuler la curiosité naturelle de l’enfant envers la nature, afin de le sensibiliser aux enjeux écologiques, notamment les changements climatiques.
  • Selon le Conseil de la politique alimentaire de Toronto, environ 40 % des aliments produits au Canada sont gaspillés chaque année. Andrew Faber explique comment, en sensibilisant les enfants, on peut contribuer à résoudre cette lamentable situation : « Si on implique les enfants à chaque étape de la culture des plantes : ensemencement, plantation, arrosage, désherbage, cueillette… d’un haricot, par exemple, puis lavage et préparation d’un plat de haricots pour le souper […], eh bien, la dernière chose qu’ils vont faire c’est jeter tout ce travail à la poubelle et ne pas manger le haricot! »
  • Le jardin pour enfants a également pour but de sensibiliser ces derniers à l’alimentation saine et naturelle, et d’en faire des enthousiastes. Les jeunes apprenants sont encouragés à participer à la cuisson de plats, une compétence qui procure des bienfaits à la santé à long terme, selon des études.
  • Enfin, les études indiquent aussi que le jardinage et la nature ont une incidence positive sur la santé mentale. Une autre raison pour encourager les enfants à passer du temps au grand air et à adopter ainsi une bonne hygiène de vie pour toujours.

Andrew Faber songe à présent à poursuivre une maîtrise en planification urbaine. Grâce au placement du programme Leaders en environnement de TD, il a non seulement acquis sa première expérience en conception, mais il a également développé et employé des compétences qui lui seront utiles plus tard, comme la gestion d’un budget, la consolidation d’une équipe et le leadership.

La première étape du projet s’est soldée par une réussite incontestable. « Nous avons été enchantés par l’enthousiasme et la curiosité des étudiants », affirme Sandy Mark, du Centre d’apprentissage Carp Ridge. « Les étudiants ont recueilli de précieuses données de recherche et ont proposé des idées fort intéressantes lors de la conception du jardin. Ils ont su organiser un plan de communication et ont rédigé des billets de blogue pertinents et attractifs. » Le jardin d’apprentissage pour les enfants sera aménagé en mai 2018 : on recherche des bénévoles! Les étudiants intéressés sont invités à consulter les placements nos 3 et 5 (été 2018) dans le Navigateur de l’engagement communautaire. Le programme Leaders en environnement de TD est également à la recherche de nouveaux projets pour l’année 2018-2019, alors n’hésitez pas à nous contacter!

Par : Marie-Laure Riel 


Surmonter des défis de groupe pour mener à bien un projet commun
Projet TD - Automne 2017


En automne 2017, onze étudiantes de l’Université d’Ottawa ont eu la chance de participer au programme Leaders en Environnement de TD avec le partenaire Alimentation Juste. Trois des étudiantes ont effectué ce placement dans le contexte d’un cours de leur programme d’études qui traite des aspects couverts par le projet, soit la gestion des ressources naturelles (GEG3302) ou la sécurité alimentaire (DVM3135). Propriétaire d’une ferme dans la région d’Ottawa, Alimentation Juste est impliqué dans des activités de plaidoyer et de sensibilisation pour améliorer la sécurité alimentaire* dans la ville d’Ottawa. La directrice d’Alimentation Juste, Moe Garahan, avait mentionné aux étudiantes des statistiques alarmantes lors d’une séance de formation :
 

  • Les agriculteurs représentent moins de 1 % de la population canadienne.
  • Chaque mois, près de 40 000 personnes à Ottawa, dont une grande proportion d’enfants, ont recours à une ou plusieurs banques alimentaires.
  • Si toutes les livraisons de nourriture étaient bloquées à Toronto, la ville aurait assez de nourriture en stock pour subvenir aux besoins de ses citoyens pendant trois jours seulement.

Les étudiantes de l’Université d’Ottawa devaient mener cinq différents sous-projets pour s’attaquer à cette problématique : gérer une campagne de promotion sur les médias sociaux pour des événements à venir sur la ferme; travailler sur la plantation et les panneaux descriptifs d’une forêt nourricière; participer à l’élaboration d’un programme d’intendance; créer un guide sur l’entretien des arbres fruitiers; et aider à la promotion et au maintien d’une érablière. En plus, les étudiantes devaient travailler sur deux événements importants : l’ouverture au public de la ferme d’Alimentation Juste et le jour de la plantation de la forêt nourricière, au cours duquel plusieurs acteurs importants de la communauté allaient être présents.

Toutefois, ce projet n’a pas été sans embûches pour les participantes, qui ont dû faire preuve de beaucoup de flexibilité et d’adaptation. L’équipe s’est tout d’abord retrouvée sans chef après la première semaine du projet. Démontrant du leadership, le groupe s’est organisé en sous-chefs d’équipe. Une autre difficulté importante a consisté à diviser le groupe en cinq sous-groupes, après avoir considéré la diversité des parcours des étudiantes. En effet, parmi les domaines d’études des étudiantes on trouve : le développement international, les finances, la nutrition, l’environnement et la biologie. Séparer les étudiantes en s’assurant d’un équilibre dans chaque sous-projet a constitué un défi, de même que trouver la façon la plus efficace pour les groupes de communiquer entre eux. Finalement, les communications avec le partenaire ont été difficiles pour les étudiantes en début de projet. Les jeunes femmes ont vite compris qu’il est toujours plus productif de se rendre sur place pour avoir une idée du lieu de travail et de parler de vive voix avec leur partenaire.

Le programme Leaders en Environnement de TD en partenariat avec Alimentation Juste n’est pas encore officiellement terminé, mais on peut déjà affirmer que les étudiantes en ont fait tout un succès. Pour Alimentation Juste, compter sur onze étudiantes qui donnent chacune 30 heures de leur temps représente une aide cruciale, surtout avec tous les nouveaux projets sur la ferme, sans compter l’apport de nouveaux points de vue sur plusieurs enjeux de la ferme. Pour les étudiantes, c’était l’occasion d’appliquer des concepts vus en classe à un projet concret et de vivre une expérience sur le terrain au sein même de leur communauté. Tout cela n’aurait pu être possible sans la capacité des étudiantes à relever constamment de défis et sans leur leadership impressionnant.

* La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. » (Sommet Mondial de l’Alimentation à Rome, 1996)


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