Résultats des projets

Projets 2017-2018

Sensibiliser les enfants à la nature : des bienfaits importants
Centre d'apprentissage Carp Ridge

Au cours de l’automne 2017, des étudiants d’un cours de troisième année en géographie (GEG3302 – gestion des ressources naturelles) se sont rendus au Centre d’apprentissage Carp Ridge pour prendre part à un projet Leaders en environnement de TD. Les jeunes gens avaient pour mission de concevoir et créer un jardin d’apprentissage pour enfants d’âges divers, dans le but précis de développer la curiosité de ceux-ci pour la nature et le jardinage. Mais le projet comportait quelques exigences outre celle de susciter l’intérêt des enfants : le jardin devait être durable, respectueux de l’environnement, interactif et inclusif. « Nous avons porté notre attention sur les baies, les légumes et les plantes qui ont tendance à intriguer les enfants », explique Andrew Faber, l’un des étudiants participants. Il raconte ensuite comment l’équipe a décidé de transformer un vieux canot en un bassin aquatique et d’incorporer des fleurs aux couleurs vives comme des tournesols dans le jardin, une idée qui a su captiver les enfants. Les étudiants ont même travaillé sur la création d’un site Web.

Pour Andrew Faber, qui poursuit un baccalauréat spécialisé bidisciplinaire en histoire et en science politique, il s’agissait de son premier placement dans le cadre du programme Apprentissage par l’engagement communautaire (AEC). Il affirme que même si ses coéquipiers et lui ont éprouvé de la difficulté à coordonner leurs efforts au début, ils ont réussi à surmonter les obstacles en tirant parti de leurs compétences en leadership, avec l’appui de leur superviseure. « Je n’avais pas l’impression de “faire des heures” », se souvient le jeune homme, en faisant allusion au temps qu’il a passé en plein air au Centre d’apprentissage Carp Ridge. Il ajoute que l’occasion se prêtait de manière idéale à la mise en pratique des théories vues en classe, et qu’elle lui a permis de valoriser l’importance de susciter l’intérêt des enfants envers la nature et leur insuffler l’amour de celle-ci.

Étudiants sur place au Centre d'apprentissage Carp Ridge
  • La première étape – qu’Andrew Faber considère comme étant indispensable dans toute démarche de protection de l’environnement – consiste à stimuler la curiosité naturelle de l’enfant envers la nature, afin de le sensibiliser aux enjeux écologiques, notamment les changements climatiques.
  • Selon le Conseil de la politique alimentaire de Toronto, environ 40 % des aliments produits au Canada sont gaspillés chaque année. Andrew Faber explique comment, en sensibilisant les enfants, on peut contribuer à résoudre cette lamentable situation : « Si on implique les enfants à chaque étape de la culture des plantes : ensemencement, plantation, arrosage, désherbage, cueillette… d’un haricot, par exemple, puis lavage et préparation d’un plat de haricots pour le souper […], eh bien, la dernière chose qu’ils vont faire c’est jeter tout ce travail à la poubelle et ne pas manger le haricot! »
  • Le jardin pour enfants a également pour but de sensibiliser ces derniers à l’alimentation saine et naturelle, et d’en faire des enthousiastes. Les jeunes apprenants sont encouragés à participer à la cuisson de plats, une compétence qui procure des bienfaits à la santé à long terme, selon des études.
  • Enfin, les études indiquent aussi que le jardinage et la nature ont une incidence positive sur la santé mentale. Une autre raison pour encourager les enfants à passer du temps au grand air et à adopter ainsi une bonne hygiène de vie pour toujours.

Andrew Faber songe à présent à poursuivre une maîtrise en planification urbaine. Grâce au placement du programme Leaders en environnement de TD, il a non seulement acquis sa première expérience en conception, mais il a également développé et employé des compétences qui lui seront utiles plus tard, comme la gestion d’un budget, la consolidation d’une équipe et le leadership.

La première étape du projet s’est soldée par une réussite incontestable. « Nous avons été enchantés par l’enthousiasme et la curiosité des étudiants », affirme Sandy Mark, du Centre d’apprentissage Carp Ridge. « Les étudiants ont recueilli de précieuses données de recherche et ont proposé des idées fort intéressantes lors de la conception du jardin. Ils ont su organiser un plan de communication et ont rédigé des billets de blogue pertinents et attractifs. » Le jardin d’apprentissage pour les enfants sera aménagé en mai 2018 : on recherche des bénévoles! Les étudiants intéressés sont invités à consulter les placements nos 3 et 5 (été 2018) dans le Navigateur de l’engagement communautaire. Le programme Leaders en environnement de TD est également à la recherche de nouveaux projets pour l’année 2018-2019, alors n’hésitez pas à nous contacter!

Par : Marie-Laure Riel 


Surmonter des défis de groupe pour mener à bien un projet commun
Projet TD - Automne 2017


En automne 2017, onze étudiantes de l’Université d’Ottawa ont eu la chance de participer au programme Leaders en Environnement de TD avec le partenaire Alimentation Juste. Trois des étudiantes ont effectué ce placement dans le contexte d’un cours de leur programme d’études qui traite des aspects couverts par le projet, soit la gestion des ressources naturelles (GEG3302) ou la sécurité alimentaire (DVM3135). Propriétaire d’une ferme dans la région d’Ottawa, Alimentation Juste est impliqué dans des activités de plaidoyer et de sensibilisation pour améliorer la sécurité alimentaire* dans la ville d’Ottawa. La directrice d’Alimentation Juste, Moe Garahan, avait mentionné aux étudiantes des statistiques alarmantes lors d’une séance de formation :
 

  • Les agriculteurs représentent moins de 1 % de la population canadienne.
  • Chaque mois, près de 40 000 personnes à Ottawa, dont une grande proportion d’enfants, ont recours à une ou plusieurs banques alimentaires.
  • Si toutes les livraisons de nourriture étaient bloquées à Toronto, la ville aurait assez de nourriture en stock pour subvenir aux besoins de ses citoyens pendant trois jours seulement.

Les étudiantes de l’Université d’Ottawa devaient mener cinq différents sous-projets pour s’attaquer à cette problématique : gérer une campagne de promotion sur les médias sociaux pour des événements à venir sur la ferme; travailler sur la plantation et les panneaux descriptifs d’une forêt nourricière; participer à l’élaboration d’un programme d’intendance; créer un guide sur l’entretien des arbres fruitiers; et aider à la promotion et au maintien d’une érablière. En plus, les étudiantes devaient travailler sur deux événements importants : l’ouverture au public de la ferme d’Alimentation Juste et le jour de la plantation de la forêt nourricière, au cours duquel plusieurs acteurs importants de la communauté allaient être présents.

Toutefois, ce projet n’a pas été sans embûches pour les participantes, qui ont dû faire preuve de beaucoup de flexibilité et d’adaptation. L’équipe s’est tout d’abord retrouvée sans chef après la première semaine du projet. Démontrant du leadership, le groupe s’est organisé en sous-chefs d’équipe. Une autre difficulté importante a consisté à diviser le groupe en cinq sous-groupes, après avoir considéré la diversité des parcours des étudiantes. En effet, parmi les domaines d’études des étudiantes on trouve : le développement international, les finances, la nutrition, l’environnement et la biologie. Séparer les étudiantes en s’assurant d’un équilibre dans chaque sous-projet a constitué un défi, de même que trouver la façon la plus efficace pour les groupes de communiquer entre eux. Finalement, les communications avec le partenaire ont été difficiles pour les étudiantes en début de projet. Les jeunes femmes ont vite compris qu’il est toujours plus productif de se rendre sur place pour avoir une idée du lieu de travail et de parler de vive voix avec leur partenaire.

Le programme Leaders en Environnement de TD en partenariat avec Alimentation Juste n’est pas encore officiellement terminé, mais on peut déjà affirmer que les étudiantes en ont fait tout un succès. Pour Alimentation Juste, compter sur onze étudiantes qui donnent chacune 30 heures de leur temps représente une aide cruciale, surtout avec tous les nouveaux projets sur la ferme, sans compter l’apport de nouveaux points de vue sur plusieurs enjeux de la ferme. Pour les étudiantes, c’était l’occasion d’appliquer des concepts vus en classe à un projet concret et de vivre une expérience sur le terrain au sein même de leur communauté. Tout cela n’aurait pu être possible sans la capacité des étudiantes à relever constamment de défis et sans leur leadership impressionnant.

* La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. » (Sommet Mondial de l’Alimentation à Rome, 1996)


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