Bénévole du mois - Récipiendaires pour 2015-2016

Sur cette page, vous rencontrerez certains des gens dévoués et inspirants qui font une différence et ont un impact positif sur les gens autour d'eux et sur leur communauté.

Avril 2016 - Jane Chaput

Jane Chaput

Ce mois-ci, nous soulignons le travail des nombreux bénévoles de la communauté d’apprentissage de la résidence Friel, plus particulièrement celui d’une de ses membres les plus actives, Jane Chaput. Grâce au bénévolat, cette étudiante de première année a pu participer à des activités correspondant à ses intérêts. Outre son implication dans les Friel caféinés toutes les semaines depuis octobre 2015, Jane Chaput fait partie de l’équipe de bénévoles pour cinq autres événements de la communauté d’apprentissage de la résidence Friel.

Jane Chaput, qui a grandi à Ottawa, a connu les activités de la communauté d’apprentissage par l’intermédiaire de son conseiller communautaire lors d’une réunion d’étage. « Tout le monde était très enthousiaste et mon conseiller communautaire prenait ces activités au sérieux, ce que j’ai trouvé vraiment motivant », affirme Jane.

Parmi les huit occasions d’engagement communautaire offertes par la communauté d’apprentissage Friel cette année, Jane a pris part aux projets suivants : une collecte de dons pour remplir des sacs à dos destinés aux sans-abri, un après-midi de jeux pour les personnes âgées de la résidence Garry J. Armstrong et le Grand ménage de la capitale. Pour la jeune femme, la variété des activités rend le bénévolat encore plus attrayant : « On peut choisir un projet qui nous interpelle particulièrement, une cause qui nous passionne », explique-t-elle.

Les Friel caféinés, inspirés des Matinées caféinées sur le campus, visent à réduire les déchets et à créer une culture de coopération en offrant gratuitement des boissons chaudes équitables aux étudiants qui arrivent avec leur propre tasse. Cette initiative a permis d’économiser 281 verres jetables depuis le début de l’année. « Les habitués des Friel caféinés forment un groupe formidable. Avec cette petite réunion matinale, je peux démarrer la journée du bon pied », fait remarquer Jane. « Nous venons tous donner un coup de main et discuter. C’est vraiment agréable. Nous faisons du bénévolat ensemble plus souvent à présent, ce qui m’a permis de nouer de belles amitiés ».

Dès sa première expérience de bénévolat, Jane a commencé à développer une dépendance. Elle envisage d’ailleurs de s’impliquer encore plus l’année prochaine. « Après une première expérience de bénévolat, vous recevez des courriels vous invitant à participer à d’autres projets hors de la communauté d’apprentissage, ce qui est chouette, souligne-t-elle. Et je connais enfin le Navigateur d’engagement communautaire. J’ai appris comment m’en servir pour trouver des occasions de bénévolat. L’année à venir s’annonce passionnante ».

Jane Chaput encourage tous les étudiants, particulièrement ceux de première année, à faire des efforts pour s’impliquer : « Je pense que de choisir quelque chose d’inusité peut nous faire sortir de notre zone de confort et élargir complètement nos horizons. »

« Le bénévolat est bon pour le moral, souligne-t-elle en souriant. Après chaque activité, je me dis à quel point j’ai trouvé cela formidable et je suis impatiente de répéter l’expérience. Le bénévolat nous procure un sentiment de bien-être en plus de rendre les autres heureux. Qu’attendez-vous pour vous lancer? » 


Mars 2016 - Vivian Sadeh

Vivian Sadeh

Quitter le nid familial pour étudier à l’université est chose courante pour les étudiantes et étudiants de première année. Pour la bénévole du mois, Vivian Sadeh, laisser son patelin a été une décision facile à prendre. Vivian est donc parti de Mississauga pour emménager dans la capitale du Canada, à l’Université d’Ottawa, où elle fait une majeure en philosophie et une mineure en criminologie.

Vivian est tombée en amour avec l’Université dès son arrivée sur le campus. Elle sentait toutefois un vide. « Être loin de sa famille et de ses amis est très difficile, explique-t-elle. Ces personnes qui ont formé mon réseau de soutien tout au long de mon enfance et de mon adolescence se trouvent à cinq heures de route à présent. »             

« En deuxième année, je sentais que je n’étais rien de plus qu’un numéro d’étudiant », poursuit Vivian en parlant de la difficulté de s’imposer au sein d’une masse d’étudiants.  

Quatre ans plus tard, Vivian se prépare à recevoir son diplôme avec, en prime, une riche expérience de bénévolat. Cette étudiante dynamique s’est en effet impliquée dans six clubs et associations sur le campus et a siégé dans de nombreux conseils. « Je sentais que je pouvais faire beaucoup plus, et j’ai multiplié les efforts pour m’impliquer », souligne-t-elle. En troisième année, elle est entrée en contact avec Feed the Homeless By U, organisme ottavien de lutte contre la faim piloté par des étudiants. De voir la motivation et le dévouement de ces étudiants résolus à améliorer leur communauté lui a donné le goût de s’impliquer dans d’autres associations sur le campus comme l’équipe de la Promotion de la santé.

Une fois tombée dans la marmite du bénévolat, Vivian a vite développé une dépendance. Elle est actuellement membre de la Société de pré-droit de l’Université d’Ottawa et seule membre du conseil de direction de l’Association de droit des affaires Telfer à ne pas faire partie du corps professoral. Elle espère que ces expériences l’aideront à réaliser son rêve de poursuivre des études en droit. « Le formulaire de candidature renferme un espace pour dresser la liste de nos états de service au sein de la communauté. Le bénévolat aide à démontrer notre engagement, et l’attestation de bénévolat constitue un document officiel à cet égard », souligne-t-elle.

Vivian est une ardente partisane du bénévolat, surtout depuis qu’elle a constaté l’effet bénéfique de cette activité sur son engagement envers ses études et sa communauté. La première année universitaire peut être éprouvante pour les étudiants, qui doivent s’adapter à la vie universitaire, mais aussi à une nouvelle ville et à de nouveaux amis. Selon elle, les étudiants devraient s’impliquer sans tarder. « S’impliquer, ne serait-ce que dans un seul groupe, peut faire toute la différence, explique‑t‑elle. En participant à la vie universitaire, il est plus facile de rencontrer de nouvelles personnes et de se départir du stress d’être loin de chez soi. »  

« Même si ses études de premier cycle tirent à sa fin, Vivian souhaiterait continuer à faire du bénévolat, quel que soit l’endroit où sa vie professionnelle la mènera. Le bénévolat est si important, dit‑elle. Vous pouvez apporter quelque chose de positif dans la vie d’une personne, ne serait-ce qu’un peu de lumière dans sa journée ».

 


Février 2016 - Ariane Tchoumou

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Pour Ariane Tchoumou, le bénévolat est avant tout l’occasion de se mettre au défi. Initiée au monde de l’engagement communautaire pendant ses études secondaires, elle s’est vite aperçue que les 40 heures obligatoires en Ontario ne suffiraient pas pour assouvir cette passion naissante. « J’avais tant aimé le bénévolat au secondaire. C’était donc naturel de continuer à l’université », affirme l’étudiante de deuxième année inscrite en sciences infirmières à l’Université d’Ottawa. « Dès que j’ai commencé, je savais que je voudrais en faire plus! »

Vu la nature éreintante de son programme, notamment l’obligation de participer à plusieurs stages pratiques, Ariane préfère accomplir son bénévolat dans ses temps de repos. Elle s’est donc tournée vers les projets de bénévolat d’un jour, conçus pour des étudiants actifs comme elle. Lors de la semaine d’étude, elle envisage aussi de s’impliquer dans le programme Pour une relâche différente.

Plutôt que de se limiter à des activités qu’elle connaît bien, Ariane aime explorer de nouveaux univers en se servant du Navigateur pour l’engagement communautaire comme porte d’entrée. C’est grâce à sa soif de découverte que les placements qui garnissent son attestation de bénévolat sont aussi nombreux que variés. « Pour moi, le bénévolat est avant tout une façon de mater ma curiosité, affirme-t-elle. Ça me permet de découvrir plusieurs nouvelles choses ».

Mais comment choisit-elle ses placements? La jeune femme avoue puiser son inspiration un peu partout. Par exemple, l’engagement d’Ariane est souvent mû par une empathie sans bornes : « Dans la vie, il faut parfois savoir se mettre à la place des autres », dit-elle. C’est dans cette optique qu’Ariane, se rappelant, non sans nostalgie, son propre aménagement dans la résidence Brooks en première année, s’est impliquée comme guide lors de la semaine d’accueil. « Je me souviens du stress de ma propre rentrée et je me suis dit qu’elle aurait été bien plus difficile sans l’aide des bénévoles sur place. Je voulais donc redonner à la nouvelle cohorte cette année », explique-t-elle.

Un sens profond du communautarisme ressort également des choix faits par la jeune femme. Plutôt que de demeurer des gestes isolés, ses placements contribuent à l’édification d’une communauté plus vibrante. Après tout, le tout n’est-il pas plus grand que la somme de ses parties?

Cette cycliste assidue a contribué à la vitalité urbaine et à la promotion de la sécurité des cyclistes dans le cadre des dimanches vélos-dimanches de la Commission de la capitale nationale. Elle se réjouit également de voir Ottawa célébrer sa diversité avec enthousiasme lors d’événements comme la Fierté dans la capitale. « On a plus de choses en commun que de différences, n’est-ce pas? », fait-elle remarquer.

Cela dit, bien plus qu’un simple passe-temps, le bénévolat se traduit par des réalisations concrètes pour Ariane : c’est d’ailleurs un stage dans un centre de soins pour femmes qui lui a fait découvrir sa vocation. « Mes expériences de bénévolat m’ont vraiment permis de conclure que c’était le domaine dans lequel je voulais me lancer, plus que je ne le pensais au départ. »

Quant à ses objectifs personnels à long terme, Ariane souligne son désir de trouver l’équilibre parfait entre ses études et son engagement communautaire : « On ne peut pas passer tout son temps à étudier. Il faut parfois se sortir la tête de nos livres. Pour moi, le bénévolat est la façon parfaite de le faire ».


Janvier 2016 - Isabelle Boileau

Isabelle Boileau

Aujourd’hui, Isabelle Boileau semble avoir intégré le bénévolat à sa vie de façon toute naturelle, mais cela ne fut pas toujours le cas. « Je n’aurais jamais pensé faire tous ces placements de bénévolat. C’est vraiment au Centre que j’ai découvert ma curiosité. »

Étudiante de quatrième année en sciences de la santé à l’Université d’Ottawa, Isabelle a fait plus de 200 heures de bénévolat dans le cadre de plus de 15 placements. Le Centre lui décerne le titre de « bénévole du mois » en reconnaissance de son enthousiasme et de sa passion.

Isabelle a été, entre autres, bénévole à l’Association des femmes autochtones du Canada. Grâce à son expérience en recherche, elle y a mis au point des outils et des techniques de santé publique pour renforcer la collaboration entre l’Association et les communautés autochtones.

En ce moment, elle partage son temps entre des cours de yoga pour personnes handicapées et du bénévolat à Tel-Aide. Celle qui a remporté l’une des quatre bourses du Programme d’entraide d’Aéroplan, en 2015, a passé un mois auprès de femmes âgées dans un centre de soins à Bogota, en Colombie. Le programme Aéroplan a accéléré la réalisation de son stage en couvrant les coûts de transport aérien, qui entravent souvent la participation d’étudiants à des activités bénévoles à l’étranger. Là-bas, elle a notamment préparé et servi des repas, et administré des médicaments. Elle y a aussi offert des cours de yoga adaptés aux personnes âgées, qui la surnommaient affectueusement « Madame Yoga. »

Isabelle dit avoir y beaucoup appris, qui lui a permis d’aller au-delà du cadre. « Faire du bénévolat développe notre empathie, une aptitude qui est plus difficile à acquérir si l’on reste confiné en salle de classe. » Selon elle, le bénévolat permet de développer notre intelligence sociale, culturelle, émotionnelle et humanitaire.

Les leçons qu’elle a retenues de son bénévolat sont universelles. « Autant en Colombie qu’au Canada, les gens souhaitent seulement recevoir de l’amour de leur prochain », dit-elle.

Le fait qu’elle aime travailler avec les personnes âgées la démarque de ses pairs. Par son engagement, elle espère combattre certains préjugés sur les personnes âgées ou vulnérables. Après ses études de premier cycle, elle compte faire une demande d’admission en médecine.

Isabelle est très fière d’avoir étudié en sciences de la santé – et particulièrement de l’avoir fait en français. Elle entend continuer à faire du bénévolat bien après avoir terminé son bac. « C’est quelque chose qui est en moi. Je ne peux pas m’imaginer ne pas en faire. »

Isabelle parvient à accorder sa pleine attention à chacun de ses engagements bénévoles, peu importe le nombre d’activités à son horaire. Le bénévolat devient alors, pour elle, « une sorte de méditation ». Son engagement lui permet d’échapper au stress quotidien qui accompagne la vie étudiante. « Ce qui est le plus formidable, c’est qu’après chaque activité bénévole, je me sens en pleine forme. Le bénévolat, ça nous change », affirme-t-elle avec conviction.

 


Decembre 2015 - David Menéndez

 

David Menendez

Pour beaucoup, l’université représente l’endroit idéal pour trouver des placements de bénévolat. Mais pour certains, il s’agit de quelque chose de plus profond : les placements permettent de se trouver soi-même. David Menéndez Ortiz, étudiant en troisième année de science politique, le sait bien. « Le bénévolat m’a permis de mieux me connaître et de mieux connaître ma communauté », affirme-t-il. « Dans bien des aspects, ma vie en a été transformée. »

Originaire de Bogota, en Colombie, David a passé des années à déménager d’un endroit à l’autre avant de s’installer avec sa famille au Canada. L’imprévisibilité qui a caractérisé son enfance avait fait de lui un jeune garçon timide. S’il a réussi enfin à sortir de sa coquille, c’est grâce au bénévolat, un «virus» qu’il a attrapé au secondaire. C’est ainsi qu’à cette époque, il a participé à des clubs scolaires, pour ensuite faire don de son temps au Youth Social Justice Committee (Comité de justice sociale pour la jeunesse) à St. Catharines (Ontario), à titre de représentant.

Il n’est donc pas surprenant que, pour David, l’engagement communautaire fasse partie intégrante de son expérience à l’Université d’Ottawa. Au bout de trois ans, le jeune homme s’est taillé une place sur le campus, et les étudiants l’accueillent à bras ouverts. Actuellement, il est coprésident bénévole à la fois d’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), division d’Ottawa, et de la Société de pré-droit de l’Université. Et si cela ne suffisait pas, il dirige en outre les campagnes d’Amnistie internationale de l’Université d’Ottawa.

Toutefois, ses champs d’intérêt n’ont pas toujours été aussi définis. Il avoue s’être essayé à bon nombre d’activités différentes. « Il m’arrive souvent d’en faire trop », dit-il en riant. « La première année, je me suis impliqué dans une foule de clubs et d’organismes, sans grand discernement. »

Après trois ans, sa vocation s’est cependant mieux précisée : c’est la lutte en faveur de la justice sociale qui lui tient à cœur, notamment en ce qui a trait à la pauvreté chez les jeunes et à la réinstallation des réfugiés. Pour David, il s’agit d’un domaine très gratifiant en raison de l’aide concrète qu’on peut apporter aux autres. « L’impact qu’on a sur la vie de quelqu’un se mesure tout de suite, et avec un effet de ricochet sur soi », explique-t-il.

Quand on lui demande comment il fait pour concilier le bénévolat avec les exigences de ses études, le jeune homme est prompt à affirmer que quand on veut, on peut. « Le bénévolat, quand on se passionne pour ce qu’on fait, est loin d’être un gaspillage de temps. On réussit coûte que coûte à gérer ses priorités », assure-t-il. Et d’ajouter : « Aider les autres, ça rend vraiment optimiste. »

L’enthousiasme de David est contagieux, à tel point qu’il est perçu comme un véritable leader sur le campus, que ce soit en classe ou ailleurs. Non seulement possède-t-il une motivation sans bornes en ce qui concerne le bénévolat parascolaire, mais il est également un ardent promoteur du programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC). D’ailleurs, il a fait deux placements à l’AEC, l’un avec ACORN Canada et l’autre avec le Carrefour francophone de l’Université. Il loue deux de ses professeurs qui participent au programme de l’AEC pour leur engagement communautaire considérable et leur capacité à transmettre la même motivation à leurs étudiants.

David n’est pas sans souligner les compétences transférables que le bénévolat procure, telles que le travail d’équipe, l’aptitude à communiquer, la capacité de prendre des initiatives, et qui permettent de rehausser son CV. Mais pour certains comme lui, le bénévolat représente surtout une façon idéale d’acquérir l’assurance dont on a besoin pour se trouver soi-même.

« Les personnes et le travail permettent d’élargir son esprit. En plus, on peut se créer des liens d’amitié durables. Cela a été mon cas. »

« Le bénévolat rendra votre expérience universitaire encore plus mémorable. »


Novembre 2015 - Kelvin Igweze 

Parfois, faire du travail bénévole peut s’avérer payant à long terme. Pour Kelvin Igweze, étudiant de troisième année en génie chimique, le bénévolat a été en effet le moyen idéal d’acquérir l’expérience pratique dont il avait besoin pour se démarquer des autres et, quand le moment viendra, d’intégrer le marché du travail avec assurance. « Puisque ces activités peuvent faire de moi une meilleure personne et me préparer à la vie professionnelle, alors autant être productif, je pense », raisonne-t-il.

 Kelvin Igweze

Car s’il existe un mot à lui tout seul en mesure de décrire Kelvin, c’est bien « productif ». Doté d’un grand sens de l’éthique et d’une volonté de se rendre « remarquable dans toute entreprise », le jeune homme accumule petit à petit une liste impressionnante d’expériences de bénévolat. Entré depuis peu à l’Université d’Ottawa, il s’est pourtant déjà impliqué partout, qu’il s’agisse de participer à la construction d’un terrain de jeux pour le Logement communautaire d’Ottawa, de collaborer à la recherche dans le domaine de la viabilité environnementale avec Écoquartier Ottawa Centre, ou encore d’offrir ses services à la banque alimentaire de la FEUO. En tout, il compte plus de 120 heures de travail communautaire à son actif.

Kelvin a découvert le Centre grâce à un ami, alors qu’il était en deuxième année. Bien qu’aucune occasion ne se soit présentée de trouver un poste lié à son domaine d’études, il s’est quand même jeté à l’eau. D’ailleurs, ajoute-t-il en riant : « Si j’avais su en première année que cette possibilité existait, j’en aurais fait davantage. »

Kelvin recherche des placements même quand ceux-ci n’ont aucun rapport direct avec ses études, car il considère qu’il est important de posséder une vaste gamme de compétences. « On ne sait jamais quand ça pourra être utile », explique-t-il.

En outre, c’est ainsi qu’il pourra devenir le professionnel polyvalent qu’il aspire à être. Il affirme que tous ses placements lui ont permis d’approfondir de nombreuses compétences, y compris la pensée critique, l’autonomie en recherche, le travail d’équipe et la prise de parole en public; toutes lui seront sans aucun doute grandement utiles un jour. « Je n’ai pas acquis ces habiletés quand j’étais au secondaire », avoue-t-il. « C’est quelque chose qui me manquait et je m’en rendais compte, alors j’ai voulu élargir mes connaissances à cet égard, tout simplement. »

Ce sens de l’initiative qu’il possède l’a conduit à faire du bénévolat en tant qu’adjoint à la production Web pour le Parti libéral du Canada… sans la moindre expérience à ce sujet. Dans ses heures libres, il a appris tout seul à utiliser le logiciel nécessaire. Et à la fin du projet, malgré les défis auxquels il a fait face d’abord, il a trouvé sa récompense. « J’ai appris à voir des possibilités là où j’aurais pu ne voir que des obstacles », affirme-t-il.

Ces paroles soulignent l’attitude fonceuse de Kelvin vis-à-vis de son expérience étudiante : les défis sont pour lui des occasions de s’améliorer et d’améliorer sa communauté. Peu importe la tâche à accomplir, la question est d’en faire une mission. « Je veux quitter l’université en sachant que je peux regarder en arrière et voir ce que j’ai réussi à réaliser », dit-il. C’est déjà certainement chose faite.

Actuellement, Kelvin participe, encore une fois à titre de bénévole, à un projet dans le cadre du programme Leaders en environnement de TD, plus précisément avec l’Office de protection de la nature de la vallée Rideau. Il travaille aussi avec une firme d’ingénieurs sur la construction d’un véhicule écologique.

En dépit d’un horaire de troisième année très chargé, le jeune homme ne peut résister aux sirènes du bénévolat : « Ces projets sont tellement intéressants, que voulez-vous! ».

Quelles que soient ses activités, où qu’il aille, une chose est sûre : Kelvin sera infatigable. « Comme toujours », sourit-il.  


Octobre 2015 - Neekita Bhatia

Neekita Bhatia

« Commencer à l'échelle locale, penser à l'échelle mondiale » semble être la maxime directrice qui inspire Neekita Bhatia dans le cadre de ses différentes activités d'engagement communautaire. Pour l’instant, l'étudiante en finances de deuxième année de l'École de gestion Telfer axe tous ses efforts à l'échelle locale. « Je veux laisser ma marque à Ottawa », déclare-t-elle.

Même si elle fréquente l'Université d'Ottawa depuis à peine plus d'un an, Neekita est devenue une chef de file sur le campus. Elle a accumulé un nombre impressionnant d'heures de bénévolat sur son attestation de bénévolat en participant à divers placements, comme en faisant fonction de mandataire avec les membres de l'Association des résidents de l'Université d'Ottawa et en se portant volontaire afin de préparer des déclarations de revenus pour ACORN Canada.

Elle a eu la piqûre du leadership pendant son tout premier placement dans le cadre des Projets de bénévolat d’un jour pendant lequel elle a participé au nettoyage des jardins au parc Clare. « J'ai su tout de suite que je voulais un jour être chef d'équipe de quelque chose. »

Il lui a fallu moins d’un semestre pour atteindre son objectif puisqu'elle s'est vu confier la direction d’un projet d'une journée auprès de l'organisme Logement communautaire d’Ottawa. Même si elle a éprouvé quelques difficultés, elle décrit son expérience comme ayant été très enrichissante. Plus important encore, cette expérience lui a servi de tremplin pour son prochain grand projet, soit la direction d’un projet dans le cadre du programme Pour une relâche différente avec le Bureau du développement durable. Pendant une semaine, un groupe d'étudiants emballés par leur travail analysent les habitudes en matière de gestion des déchets de l'Université, « même si nous ne faisions en quelque sorte que trier des déchets », déclare-t-elle en riant.

Le curriculum vitӕ bien étoffé de Neekita met en évidence sa participation dans divers secteurs d'activité, comme la salubrité des aliments, l'éducation et le travail avec les personnes handicapées – des causes qui sont devenues chez elle des passions en grandissant dans une famille engagée socialement à Delhi, Inde.

Et pourtant, elle ne se serait jamais lancée dans l’engagement communautaire avec autant d'empressement si elle n'avait pas découvert par hasard la Foire du bénévolat du Centre Michaëlle-Jean pour l'engagement mondial et communautaire l'an dernier. Avec nonchalance elle déclare : « J’ai juste pensé que cela pourrait être une activité intéressante ». N’étant pas au courant de la multitude d'occasions de bénévolat à sa disposition en tant qu'étudiante à l'Université d'Ottawa, elle a rapidement trouvé sa place et n'a plus jamais regardé en arrière.

Selon elle, c'est justement en raison d'initiatives comme la Foire du bénévolat, qui se tiendra de nouveau pour la troisième fois le 15 octobre – que l'Université d'Ottawa est devenue une championne de l'engagement communautaire. « Nous sommes tellement chanceux ici. Bon nombre de mes amis étudiant dans d'autres écoles n'ont pas d'occasions comme celles-ci. »

Son amour pour l'engagement communautaire pourrait bien influencer son choix de carrière dans un proche avenir : si elle n'avait pas de plan de carrière jusqu'à tout récemment, elle souligne maintenant qu'elle souhaiterait peut-être travailler dans le secteur à but non lucratif après avoir obtenu son diplôme.

« Même si je ne réussissais qu'à changer un peu le cours des choses, cela a un effet domino : le petit geste que je pose aujourd'hui aura une incidence sur quelqu'un, et il est bien possible que cette personne accomplisse un jour quelque chose d’encore plus important. »


Septembre 2015 -Yerke Abildayeva

Yerke Abildayeva

Que signifie le bénévolat pour Yerke Abildayeva? Selon l’étudiante, qui entreprendra une maîtrise en affaires publiques et internationales cet automne, c’est de se mettre à l’épreuve et de surmonter les obstacles que nous percevons sur notre chemin. Il s’agit de se demander constamment : « Pourquoi est-ce que je serais moins capable que les autres? »

 

C’est grâce à cette mentalité fonceuse qu’elle a réussi à devenir l’une des étudiantes les plus engagées à l’Université d’Ottawa. Pendant son baccalauréat en études internationales et langues modernes avec mineure en études religieuses, Yerke a effectué une vingtaine de stages bénévoles – plus exactement, 466 heures de service communautaire.  

Elle s’est surtout impliquée dans divers clubs et associations étudiantes, dont le Cercle des russophiles, l’Association étudiante des sciences religieuses et la revue étudiante de science politique TOPO. 

En hiver 2014, la jeune femme a été élue à l’exécutif de l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement (AÉÉPID), où elle mettra en place un programme de mentorat pour les étudiants de première année, ainsi qu’un groupe de discussion de langue seconde.

Son désir d’aider les nouveaux étudiants l’a amenée à devenir guide de la semaine 101 à deux reprises, et elle s’apprête à l’être encore une fois lors de la rentrée 2015.

C’est au cours de ses placements qu’elle a rencontré de nombreuses personnes qui sont devenues et restées amies. Et quoique ses propres stages aient été pour la plupart longs et exigeants, Yerke prône aussi les bienfaits des placements à court terme, comme les Projets de bénévolat d’un jour.

Le secret, selon elle, est de trouver des placements qu’on aime et qui nous motivent. « Parfois, plus on fait, plus on est capable de faire », affirme-t-elle. « Il ne faut pas avoir peur de faire plusieurs choses en même temps; c’est ainsi qu’on apprend à mieux se connaître. »

Par contre, il ne faut pas compromettre la qualité de son engagement. « Il faut s’impliquer seulement si on peut s’y consacrer pleinement », dit-elle avec sagesse.

Pour la jeune femme, l’engagement a représenté une activité formatrice tant du point de vue professionnel que personnel. « C’était l’alternative idéale à l’emploi. Le bénévolat m’a permis d’acquérir plusieurs compétences. » Son engagement hors pair, qui comprend une session où elle a participé à quatre placements différents (rétrospectivement décrite comme son « semestre le plus fou ») lui a donné l’occasion d’apprendre des leçons importantes en matière de gestion de temps. Elle avoue qu’elle ne possédait pas de grandes aptitudes organisationnelles, mais grâce au bénévolat, elle a pu développer cet aspect important.

En fin de compte, le bénévolat est une activité qui permet de découvrir ce qu’on aime, et par conséquent, qui on est. Cela a été le cas pour Yerke. « Tous mes placements m’ont aidée à former la personne que je suis. »

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