Une étudiante s’implique dans la lutte contre l’inégalité entre les sexes en Afrique du Sud

Rebecca Klaassen

Pour Rebecca Klaassen, étudiante en développement international, le bénévolat consiste avant tout à trouver une passion, puis à concrétiser celle-ci. La jeune femme effectue actuellement un stage au Cap, en Afrique du Sud, par l’intermédiaire de la Faculté des sciences sociales. Elle est par ailleurs la première personne à recevoir une bourse du Fonds pour le service communautaire en Afrique, créé en automne 2015 pour aider des étudiants à profiter de possibilités d’engagement communautaire dans ce continent.

« Grâce au bénévolat, on peut s’investir dans quelque chose qui nous passionne, et cela procure un sentiment très positif, aussi bien pour soi-même que pour ceux dont on s’efforce d’améliorer la vie », explique Rebecca, qui œuvre actuellement au sein de Gender at Work, un organisme dédié à la lutte contre l’inégalité entre les sexes. Son travail vise à rapprocher les membres d’une communauté au moyen d’initiatives destinées à mettre fin à la violence sexiste.

« En Afrique du Sud, l’équipe de Gender at Work travaille en partenariat avec le Labour Research Service[1], un organisme ayant pour mission de promouvoir les droits des travailleurs », poursuit la jeune femme. « Mon rôle consiste à élaborer du matériel d’appui pour un projet communautaire dans une localité nommée le Vaal, située en dehors de Johannesburg. »

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Rebecca Klaassen s’est particulièrement intéressé au projet du Cap à cause du taux élevé de viols et de meurtres en Afrique du Sud. L’apartheid qui a sévi dans le pays a également laissé comme séquelles de profondes inégalités socio-économiques. Forte de ses compétences acquises au cours d’un travail de recherche au Bangladesh, Rebecca a été en mesure d’appréhender la situation en Afrique du Sud et d’orienter sa démarche. « Ma recherche au Bangladesh était axée sur la violence contre les femmes », explique-t-elle. « Avoir eu l’occasion de m’impliquer à ce sujet au niveau communautaire m’a permis de mieux comprendre la problématique de la violence sexiste et de l’inégalité des sexes, et de perfectionner mes habiletés en recherche par la même occasion. » Elle ajoute : « Le projet sur lequel je travaille principalement en Afrique du Sud se centre sur la violence sexiste au sein des communautés à faible revenu. Pour le mener, je dois effectuer de nombreuses entrevues. »

Rebecca Klaassen nourrit cette passion d’aider les autres depuis un très jeune âge, alors qu’elle participait à des projets communautaires dans sa région d’origine. Par la suite, son besoin de faire la différence a acquis une dimension internationale. Cependant, la jeune femme ne croit pas qu’il soit nécessaire de s’aventurer loin pour transformer la vie des autres. À ceux et celles qui souhaitent s’impliquer, elle leur dit qu’il suffit de trouver son inspiration et de la suivre. Et elle offre le conseil suivant : « Pensez aux situations auxquelles vous êtes sensible, ou à celles qui suscitent votre indignation et que vous aimeriez changer, et vous trouverez votre point de départ pour vous mettre à l’œuvre. » Peu importe l’étendue de la tâche : aussi infime que cette dernière puisse paraître, nous sommes, chacun, capables de faire une différence dans le monde, affirme résolument Rebecca Klaassen.

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