À la découverte de soi et de la culture tibétaine

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L’ouverture d’esprit et la flexibilité sont deux qualités que Jennifer Divall semble posséder en abondance. Au printemps 2015, son projet de bénévolat – qui devait initialement avoir lieu au couvent Dorje Dzong, dans le Haut-Himalaya – tomba soudainement à l’eau. La diplômée de la Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa changea alors rapidement le cap, acceptant un poste de bénévolat comme enseignante d’anglais langue seconde auprès de Tibet World. Établie à McLeod Ganj, près de Dharamsala, en Inde, l’organisation non gouvernementale (ONG) est vouée à l’engagement communautaire, à l’éducation et à la protection du patrimoine tibétain.

Jennifer connaissait déjà la langue et la région, car elle y avait effectué la plupart de ses recherches pour sa thèse de maîtrise quelques années plus tôt. Le travail d’enseignement s’y est néanmoins avéré exigeant. La bénévole mentionne avoir dû surmonter une importante courbe d’apprentissage en passant d’un système d’éducation structuré, comme au Canada, à un système quasi inexistant. « Il n’y avait aucune continuité au sein du personnel. Peu des enseignants avec qui j’ai commencé étaient toujours présents à la fin de mon séjour », raconte-t-elle.

Comme ses prédécesseurs ne lui avaient légué aucun plan de cours, Jennifer dut d’abord procéder à l’évaluation diagnostique de ses élèves. Elle se lança ensuite dans l’élaboration d’objectifs d’apprentissage concrets, un travail qui, elle espère, facilitera la tâche des futurs bénévoles au sein de l’organisation.

Tibet

Les étudiants de Jennifer étaient particulièrement réceptifs aux stratégies d’apprentissage dynamiques et interactives  qu’elle a apprises pendant ses études à la Faculté d’éducation. La bénévole souligne la motivation qui animait ses étudiants, qui étaient âgés de 20 à 60 ans. « Ils étaient en cours de 8 h à 17 h et ne semblaient pas vouloir s’arrêter. Leur énergie semblait infinie. » Ils sortaient souvent prendre le thé après les cours, et cuisinaient même ensemble à l’occasion.

Bien des larmes ont été versées lors de la dernière journée de cours, avoue-t-elle. Elle entretenait avec ses étudiants des liens si étroits qu’elle est restée en contact avec eux après son départ. « On s’envoie toujours de petits mots sur Facebook », raconte-t-elle avec un sourire. Il ne s’agit là que d’un exemple de l’environnement interculturel chaleureux qui régnait à McLeod Ganj. Un fait marquant de son séjour fut sans conteste le 80e anniversaire du Dalaï-Lama, une célébration à l’occasion de laquelle des milliers de personnes se sont rassemblées dans le petit village.

À la lumière de son expérience et des imprévus qu’elle a dû surmonter, Jennifer insiste sur le fait qu’on ne peut jamais être trop préparé à un projet de bénévolat à l’étranger. Il ne faut entretenir aucune attente et se montrer le plus flexible possible. « Les étudiants sont vraiment reconnaissants envers les bénévoles qui viennent leur enseigner. Ce fut véritablement une expérience magnifique que je recommande à tout le monde, et particulièrement aux étudiants de la Faculté d’éducation. On trouve au Tibet bon nombre de possibilités de bénévolat, notamment auprès de l’organisation Tibet World. » 

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