Résultats des projets et leçons apprises - Étudiants pour le Nord canadien

Lors de la phase pilote du programme, nous avons été en mesure de mettre en place un processus interactif d'apprentissage et des leçons apprises suite aux projets menés à terme. Un document a été préparé pour chacun de ses projets et les apprentissages de ceux-ci, accessible ci-dessous.

En avril 2015, un atelier a été organisé afin de discuter des leçons apprises. Le rapport complet peut être consulté (version PDF, 1.77 MB).

Bénéficiaires 2016-2017

Programme de nutrition, d’activité physique et de jardinage pour le mieux-être à Wapekeka - Kenora District, Ontario

La Première nation Wapekeka est une communauté oji-crie située dans le district de Kenora District, à environ 450 km au nord-est de Sioux Lookout (Ontario). Deux étudiantes de l’Université d’Ottawa : Heather Thompson, candidate à la maîtrise à l’École des sciences de l’activité physique, et Emily Prieur, Autochtone inscrite au baccalauréat en sciences de la santé, se déplaceront cet été 2017 à la communauté de la Première nation Wapekeka, afin d’élaborer un programme de mieux-être à l’intention des enfants d’âge scolaire primaire.

2 étudiantes bénévoles qui tiennent de l’équipement jardinage dans une serre

Les objectifs principaux du projet consistent à procurer aux plus jeunes des habiletés en matière de choix éclairés par rapport à l’alimentation et à l’activité physique. Pour ce faire, des enfants d’âge scolaire primaire participeront à un programme parascolaire visant à promouvoir l’activité physique, la nutrition, la littératie et les compétences culinaires. Parmi les activités proposées figureront des ateliers hebdomadaires de nutrition et de cuisine, des jeux et des sports, ainsi que des visites tous les 15 jours à un jardin communautaire, pour aider à la plantation et à l’entretien de cultures. L’une des étudiantes sera également impliquée dans les récoltes, la préparation d’aliments et la conservation de ceux-ci.

Le programme de mieux-être sera mis en œuvre dans les installations de loisirs communautaires, situées à côté de  l’école Reverend Eleazar Winter Memorial. Les étudiantes de l’Université d’Ottawa seront supervisées par un dirigeant ou une dirigeante communautaire responsable du programme parascolaire. Cette personne veillera à la conformité en matière de protocole communautaire et à ce que les activités proposées soient approuvées par les dirigeants de la communauté et menées en toute transparence. Le projet vise à atteindre 40 élèves de l’école élémentaire de Wapekeka et six jardiniers de la communauté. La Première nation Wapekeka compte 368 habitants. Tous les membres de la collectivité auront accès aux aliments produits par le jardin communautaire.


Renforcement des capacités de cartographie et de surveillance chez les jeunes Inuits - Cambridge Bay, Nunavut

Une route bordée de maisons à Cambridge Bay, Nunavut | house-lined street in Cambridge Bay, Nunavut

Le changement climatique a provoqué la diminution accélérée de glace de mer dans l’Arctique canadien, ce qui a entraîné une augmentation de 75 % du trafic maritime depuis 2005. Les communautés locales s’inquiètent donc des effets que cette navigation accrue aura sur la faune terrestre et marine, ou sur leurs activités culturelles et traditionnelles – comme la chasse et la pêche –, et de savoir comment il sera encore possible de se déplacer sur la mer ou sur la glace.   

Ce projet puisera dans le travail que mène la professeure Jackie Dawson de l’Université d’Ottawa : en collaboration avec des collectivités de l’Arctique canadien et le gouvernement fédéral, elle s’efforce de déterminer quelles sont les zones maritimes qui revêtent une importance culturelle pour les Inuits locaux et d’influencer ainsi le positionnement des couloirs de circulation, de manière à les contourner. Le projet aura également pour but de faire entendre davantage la voix des Inuits auprès du gouvernement fédéral, lors de la prise de décisions concernant la politique de navigation dans les régions visées par un règlement de revendications territoriales dans l’Arctique canadien. 

Le projet consistera donc à renforcer les capacités de cartographie et de surveillance chez les jeunes Inuits, afin de leur permettre de mener des recherches et des projets locaux qui répondront aux besoins de leur collectivité et ouvrir le débat sur les politiques fédérales ayant trait aux couloirs de navigation. Une dizaine de jeunes Inuits recevront une formation en systèmes d’information géographique, ce qui leur permettra de développer leurs compétences en cartographie et en surveillance dans leur communauté, et encouragera les membres de celle-ci à participer aux activités de surveillance. Les jeunes travailleront auprès de Natalie Carter, étudiante à l’Université d’Ottawa, afin de coordonner la cartographie communautaire et la table ronde de surveillance qui aura lieu pendant la dernière semaine du projet.

Le projet sera mis en œuvre en collaboration avec la Kitikmeot Inuit Association, qui gère actuellement un programme de jeunesse à Cambridge Bay. La responsable de ce programme sera très impliquée dans la formation des jeunes, ce qui continuera de renforcer les capacités ultérieurement. L’Ekaluktutiak Hunters & Trappers Organization (organisation de chasseurs et de trappeurs) participera à la sélection des jeunes et des membres de la table ronde. Ainsi, le projet bénéficiera non seulement les 10 jeunes en question, mais aussi, et surtout, l’ensemble de la population de Cambridge Bay.


Bénéficiaires 2015-2016

Atelier de meubles faits de bois recyclé à Iqaluit - Sanajiit - Iqaluit, Nunavut

Les étudiants qui travaillent dans un atelier de menuiserie | Students working in a woodshop

Alida Burke et Vivian Liu de l’équipe Enactus uOttawa sont allés à Iqaluit en février 2017 pour planifier et mettre en œuvre un projet de réutilisation du bois lancé à l’automne 2016 en collaboration avec Compétences Canada Nunavut (CCN).  Organisme sans but lucratif, CCN vise à inciter les jeunes du Nord à en apprendre plus sur les métiers spécialisés et les technologies et à privilégier ces choix de carrière.  Le projet se poursuit et les jeunes pourront y acquérir diverses compétences en menuiserie et de l’expérience pratique. Les élèves qui ont participé au projet pourront à plus long terme continuer à créer des produits et à les vendre en guise d’emploi d’été. Compétences Canada Nunavut a travaillé de concert avec les étudiants de l’Université d’Ottawa pour créer les outils pédagogiques et préparer l’ensemble du projet.  Pendant la mise en œuvre, les étudiants auront l’occasion d’utiliser leur créativité pour résoudre différents problèmes comme l’absence d’un programme de recyclage du bois ou la méconnaissance des métiers spécialisés dans le Nord.


Développer des habilités de plaidoyer pour promouvoir le chasse des phoques Inuit - Iqaluit, Nunavut 

Anna Logie dehors, entourer de la neige et la glace | Anna Logie outside surrounded by snow and ice

Anna Logie, étudiante à la Faculté de droit, a eu une bourse pour un projet de plaidoyer concernant la chasse au phoque pratiquée par les Inuits. Elle collaborera avec Aaju Peter, militant inuit; Inuit Sila, un groupe qui représente les chasseurs inuits de l’Arctique canadien; et le Makkuttukkuvik Youth Centre, un centre de jeunesse à Iqaluit. Le projet comprend une série d’ateliers qui rassemblera des aînés, des chasseurs, des militants et des jeunes, dans le but de partager les connaissances et les traditions entourant la chasse au phoque, d’examiner des stratégies de promotion de la chasse au phoque et du commerce des peaux de phoque, et enfin, de développer les compétences en matière de défense d’intérêt chez les jeunes. Les jeunes auront en outre l’occasion de produire un court-métrage sur la chasse au phoque pratiquée par les Inuits et de concevoir un site Web pour Inuit Sila.


Project de jardin et serre communautaire, phase II - Lac Simon, Québec

Le projet sera une continuation du projet de jardin communautaire mis sur pied à l’été 2015 à Lac-Simon, au Québec. Pour faire suite à la réussite du jardin, cette deuxième phase portera sur sa pérennisation. Les activités-clés incluent le développement du programme de compostage mis sur pied à l’été 2015 à l’école primaire et dans la cuisine de l’école secondaire, en perfectionnant le système grâce à deux nouveaux bacs de compostage. Un autre programme permettra aux élèves d’une classe de l’école primaire de planter des graines et de les entretenir tout au long de l’hiver, pour ensuite les transplanter dans le jardin au printemps. À la fin de l’été, des semences seront récoltées à partir des légumes du jardin, et on les utilisera l’hiver suivant pour faire pousser de nouveaux plants. Enfin, le jardinage n’étant pas une activité communément pratiquée à Lac-Simon, un effort de sensibilisation est indispensable pour familiariser les résidents avec cette nouvelle initiative. Pour ce faire, on invitera un jardinier expert à venir donner trois ateliers de formation en jardinage. Notre but est d’encourager tous les habitants de Lac-Simon à considérer le jardin communautaire comme le leur et à en profiter.

Haut de page