Bénévole du mois - Récipiendaires pour 2016-2017

Sur cette page, vous rencontrerez certains des gens dévoués et inspirants qui font une différence et ont un impact positif sur les gens autour d'eux et sur leur communauté.


Août 2017 - Emily Wolfe Phillips

Emily en avant du mur de plantes du pavillon FSS

Pour Emily Wolfe Phillipsétudiante en quatrième année du programme de baccalauréat en sciences de l’activité physique avec mineure en psychologie, le bénévolat est une passion qu’elle nourrit depuis le secondaire. À ses débuts, elle travaillait dans divers endroits, y compris une résidence pour personnes âgées, une garderie et une clinique de physiothérapie. « L’engagement communautaire consiste à travailler auprès de gens de toutes sortes de milieux, dans la poursuite d’un but collectif pour le bien de la communauté entière », affirme-t-elle.

La jeune femme a continué de s’impliquer pendant sa troisième année à l’université, cette fois en tant qu’éducatrice de pairs au sein du groupe Promotion de la santé du Service de santé de l’Université d’Ottawa. Dans ce rôle, elle transmettait des messages importants sur des questions de santé et s’appliquait à mieux sensibiliser les étudiants à cet égard, tout en contribuant à organiser des activités liées à la santé. Cette expérience l’a menée à sa dernière occasion d’engagement communautaire, à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. « J’ai pu travailler auprès de plusieurs professionnels en soins de santé : des chercheurs, des physiologistes, des psychologues et des médecins. » Ses fonctions consistaient, entre autres, à gérer des bases de données et à soutenir les chercheurs, pour lesquels elle s’est avérée être une aide importante.

Le bénévolat lui a procuré de précieuses compétences. L’équipe de Promotion de la santé l’a aidée à améliorer ses habiletés en communication et en relations interpersonnelles, en lui donnant la possibilité de s’adresser aux étudiants. Quant à l’Institut de cardiologie, Emily y a acquis de l’expérience et des connaissances sur le fonctionnement du secteur de la santé, et elle a appris à communiquer avec les professionnels du domaine. « J’ai perfectionné mes aptitudes en recherche et en organisation », résume-t-elle. Puis, elle ajoute : « Le fait de collaborer auprès de professionnels en soins de santé m’a également permis de développer mes capacités de réseautage. » Grâce à toutes ces possibilités dont elle a profité, la jeune femme possède aujourd’hui une perspective unique sur ses études et sa carrière.

Emily encourage chacun à cultiver sa bienveillance et son leadership en faisant du bénévolat. « Il faut chercher à comprendre les autres, écouter leur point de vue, et les motiver à devenir des leaders à leur tour », appuie-t-elle. Aux étudiants qui ne se sont pas encore impliqués au sein de leur communauté, elle leur dit de ne pas hésiter à se lancer, car selon elle, les avantages qu’on en tire compensent largement le temps qu’on y consacre. En ce qui la concerne, le bénévolat lui a procuré des expériences mémorables, notamment l’occasion de présenter sa recherche au personnel de l’Institut de cardiologie et de participer à la Journée de la recherche organisée par celui-ci.

Pour sa passion, son acharnement et son dévouement, Emily Wolfe Phillips a été nommée bénévole du mois d’août 2017.


Juillet 2017 - Geneviève Martin-Lafleur

Un échange culturel en sol canadien, ou comment trouver une deuxième famille
Portrait de Geneviève Martin-Lafleur

Geneviève Martin-Lafleur, double diplômée à la licence en droit (LL.L.) et au baccalauréat ès sciences sociales spécialisé en développement international et mondialisation, est une passionnée de la diversité culturelle. Ce sont ses nombreux séjours à travers le monde, combinés à ses études, qui l’ont convaincue de l’importance de la compréhension mutuelle, de l’ouverture d’esprit et de la richesse du multiculturalisme. Durant son parcours universitaire à l’Université d’Ottawa, elle a réalisé qu’elle souhaitait s’impliquer davantage dans la communauté afin d’ajouter une dimension plus humaine à ses études. Ainsi, elle a pris connaissance du jumelage offert par le Conseil économique et social d’Ottawa-Carleton (CESOC), par l’entremise du Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire. « J’ai tout de suite trouvé que c’était une magnifique occasion! » se souvient-elle.

À ce jour, son engagement parascolaire consiste en un jumelage avec les membres d’une famille syrienne réfugiée au Canada, à raison de deux rencontres par semaine, dans le but de faciliter leur processus d’établissement, d’adaptation, d’intégration et de construction identitaire dans le milieu canadien. Les rencontres avec cette famille de six enfants prennent la forme, entre autres, de séances d’apprentissage linguistique, de l’aide aux devoirs, d’activités organisées en famille, comme les sorties au musée et du camping en forêt, ou encore en la préparation des repas. Leurs conversations sont aussi riches que variées, abordant parfois leurs croyances et mœurs respectives, sans compter les nombreuses anecdotes au sujet des barrières linguistiques, qui commencent à tomber petit à petit. « J’ai le privilège d’être devenue une personne-ressource et de confiance, dit-elle; je peux même être amenée à accompagner la famille en cas de besoin pour des démarches administratives ou pour divers rendez-vous. »

Geneviève indique qu’elle a gagné en compétences et en connaissances interculturelles lors de ce jumelage, mais surtout, son expérience a été enrichissante sur le plan personnel. « La famille avec laquelle je suis jumelée a eu la générosité de me laisser entrer dans leur vie, de partager leur histoire et leur quotidien avec moi. Grâce à cet échange, j’ai véritablement trouvé une deuxième famille. » De plus, l’expérience lui a offert une perspective très personnelle sur le droit des réfugiés et a confirmé sa volonté de poursuivre dans cette voie. Elle croit profondément en l’importance du bénévolat et d’organismes comme le CESOC, pierre angulaire de l’intégration, de la solidarité et de la célébration de la diversité. Geneviève souhaite devenir juriste en droit international des droits de la personne et en droit des réfugiés, et ainsi contribuer à faire du Canada un lieu d’accueil. Son rêve est aussi de parrainer l’arrivée d’une nouvelle famille en sol canadien.

À ceux qui doutent de pouvoir s’engager, Geneviève leur conseille de ne pas laisser leur mode de vie effréné les retenir, et de se lancer dans un domaine qui les passionne, « parce que le bonheur que l’on retire d’un engagement bénévole est immense! » Elle leur recommande de faire tomber leurs inquiétudes et leurs réserves et de s’ouvrir sur l’inconnu, puisqu’il n’y aura jamais de moment parfait. Pour toutes ces raisons, nous sommes fiers de nommer Geneviève Martin-Lafleur Bénévole du mois de juillet 2017!


Juin 2017 - Matthew Kawamoto

Matthew Kawamoto debout dehors a côté d’un panneau pour Centennial Public School, OCDSB | Matthew Kawamoto standing outside beside a sign for Centennial Public School, OCDSB

Pour Matthew Kawamoto, étudiant de quatrième année en didactique des langues secondes (immersion en français) avec mineure en musique à la Faculté des arts, l’engagement communautaire signifie « prendre l’initiative et jouer un rôle concret au sein de sa communauté. » Il est convaincu que le bénévolat, que ce soit pour des événements, des écoles ou des personnes dans le besoin, constitue un excellent investissement de son temps pour quiconque.

Matthew est devenu bénévole dans sa deuxième année d’études. Comme il compte faire carrière dans l’enseignement, il a décidé d’offrir ses services de manière à pouvoir mettre en pratique ce qu’il avait appris en classe – une occasion propice pour acquérir de l’expérience tout en aidant les autres. Il a donc effectué ses placements à l’école publique Centennial, ainsi qu’au club Orchestre pop à l’Université d’Ottawa.

Après cette expérience, il ne s’est pas arrêté là. Il vient en effet de conclure sa troisième année de bénévolat sous la direction de la même enseignante, placement dont il a retiré de nombreux bénéfices : « J’ai amélioré mes compétences en leadership en travaillant auprès de personnes, de groupes et d’une classe entière d’élèves. J’ai acquis de l’expérience dans la gestion des comportements, et j’ai même eu la possibilité d’enseigner avec l’appui de l’institutrice. » Le bénévolat en milieu scolaire lui a procuré de nouvelles perspectives quant à ses objectifs professionnels ainsi qu’un aperçu concret d’une carrière en éducation.

Matthew a prêté ses services dans divers contextes : il a travaillé auprès de l’institutrice en classe, surveillé des enfants dans la cour de récréation et entraîné des équipes écolières de soccer, de handball, de pickleball et de basketball. L’une de ses expériences les plus marquantes a consisté à diriger l’équipe de basketball féminine pendant un tournoi. Son placement s’est avéré particulièrement gratifiant lorsque les élèves ont remporté la médaille d’or après tout un travail d’équipe.

Matthew encourage fortement les étudiants à faire du bénévolat : « C’est tellement enrichissant! On découvre le milieu professionnel avant même de démarrer sa carrière proprement dite. » Il ajoute que le bénévolat l’a bien équipé pour relever de nombreux défis auxquels il pourrait être confronté dans l’avenir.

Pour sa passion de l’enseignement qu’il sait déjà mettre au service de la société, Matthew Kawamoto a été nommé bénévole du mois de juin 2017.


Mai 2017 - Ramata Larissa Christina Tall

Ramata Tall assit dehors sur un banc | Ramata Tall sitting outside on a park bench

Ramata Larissa Christina Tall est en troisième année d’études de l’environnement, avec mineure en science économique.Depuis l’école secondaire au Manitoba, où elle a été scolarisée, elle se passionne pour le bénévolat. Le bénévolat étant une composante obligatoire pour obtenir son diplôme canadien d’études secondaires, Canadien, Ramata a fait partie du club de justice sociale de son école, ce qui lui a procuré l’occasion d’être formée sur les droits de la personne par l’Association manitobaine des droits et libertés. C’est après avoir assisté à plusieurs ateliers de leadership et projets de service communautaire que la jeune femme a voulu s’impliquer au sein de sa communauté.

Une fois à l’université, Ramata, intéressée par le domaine de l’environnement, a participé au tout premier projet duprogramme Leaders en environnement de TD. Au cours de son premier trimestre d’études, elle a contribué à revitaliser la cour de récréation de l’école élémentaire Notre-Dame, à Gatineau, en travaillant auprès d’Enviro-Educ-Action, un groupe dédié à l’écocitoyenneté. Pendant ce placement, qui lui a donné l’occasion de collaborer avec des étudiants de milieux et d’aspirations très variés, elle s’est sentie plus motivée et plus capable que jamais, ce qui lui a permis de réfléchir sur ses objectifs personnels et a renforcé son désir de s’engager dans des causes bénévoles.

Aujourd’hui, Ramata poursuit ses activités bénévoles auprès des Ami(e)s de la Terre Canada, en participant à leur campagne Bee Cause, destinée à sensibiliser le public sur les abeilles sauvages en péril en Ontario et à créer des habitats favorables pour ces petites bêtes. Entre les études et le travail, la jeune femme cumule plusieurs responsabilités, mais elle ne pense pas être seule à pouvoir le faire. À cet égard, elle conseille aux autres étudiants de trouver des causes qui les interpellent vraiment, afin que toutes les heures qu’on y dévoue en vaillent la peine. « Pour moi, il s’agit de trouver quelque chose qui suscite mon enthousiasme, de garder à l’esprit les raisons qui m’ont poussée à m’engager et de nourrir cet engagement », explique-t-elle. « Votre temps et votre talent sont importants et vous serez récompensé à long terme! »

Ramata est fermement convaincue que le bénévolat aide les étudiants à bâtir la carrière de leur choix. C’est grâce aux placements volontaires proposés par le centre dans le cadre de son programme qu’elle a décroché un stage au sein du ministère des Services publics et Approvisionnements du Canada, où elle travaillera pour l’Unité de conformité environnementale. Elle affirme que l’expérience qu’elle a accumulée en tant que bénévole lui a procuré de solides assises pour intégrer le marché de l’emploi avec assurance.

En tout, Ramata a effectué 10 placements, dont deux dans le cadre du programme d’apprentissage par l’engagement communautaire et huit de nature parascolaire. Pour sa dernière année universitaire, elle compte devenir leader des projets bénévoles variés et conclure ainsi son programme sur une belle note.

Pour tous ses efforts en faveur de l’environnement dans la région de la capitale nationale, ainsi que pour son enthousiasme contagieux envers l’engagement communautaire, Ramata Larissa Christina Tall est notre bénévole du mois de mai 2017.


Avril 2017 - David Lavoie : Coup d’œil sur l’apprentissage par engagement communautaire en santé communautaire

Portrait de David Lavoie | Headshot of David Lavoie

Terminant sa première année d’études en médecine, David Lavoie s’est engagé à fond dans le secteur de la santé communautaire à Ottawa. Cet hiver, il s’est impliqué auprès de l’organisme VHA Soins et soutien à domicile dans le cadre de son cours « portfolio de compétences fondamentales » qui a une composante d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC). David a pris connaissance du groupe lors de sa recherche de placements et s’est rapidement investi dans l’initiative lorsqu’il a réalisé son importance et l’ampleur de son impact.

VHA Soins et soutien à domicile est un organisme à but non lucratif qui offre un programme de répit à domicile dans la région d’Ottawa aux personnes âgées et frêles, ou ayant un handicap physique. Les tâches du placement de David consistent à effectuer un sondage sur les personnes sur la liste d’attente pour les services afin de voir comment elles font face au manque d’accès et comment elles gèrent cette lacune.

Grâce à ce placement, David a eu la chance de se développer en tant qu’individu et futur médecin. Par ses habiletés d’écoute, qu’il a par ailleurs améliorées, l’étudiant a acquis une meilleure compréhension du système de santé ontarien et repéré les besoins grandissants pour la population visée par l’initiative. Par ailleurs, ce placement a suscité en lui un intérêt particulier pour la santé communautaire, car il se voit « prendre des cours, faire un stage ou participer à des conférences axées sur la santé communautaire afin de [se] donner le bagage nécessaire pour inciter une bonne prise de décision lors de l’allocation des ressources [dans le secteur de la santé] ».

Pour David, l’engagement communautaire peut se vivre à petite ou à grande échelle, et le sentiment d’accomplissement qui en découle est sa plus grande récompense. Le plus important est de tenter le coup, car « il n’est jamais trop tard pour faire les premiers pas. On ne peut savoir si on aime quelque chose à moins de [l’avoir] essayé une fois. »

C’est pour sa sagesse et ses contributions au secteur de la santé à Ottawa que David Lavoie est bénévole du mois d’avril 2017.


Mars 2017 - Baileigh McFadden

Logo OceanPath Fellowship

Pour certains, l’engagement communautaire rime avec devoir. D’autres ont surtout à cœur de transformer la société. Baileigh McFadden, étudiante de quatrième année en psychologie avec mineure en linguistique, s’investit quant à elle dans sa communauté pour réunir des gens de divers horizons et les amener à collaborer dans un environnement stimulant.

Membre du comité de direction du Club de danse de l’Université d’Ottawa depuis deux ans, l’étudiante s’est découvert des compétences insoupçonnées en leadership. Aujourd’hui coprésidente du club, elle a appris à s’ouvrir sur le monde, à aborder les défis en toute confiance et à travailler avec différents types de personnes pour atteindre un objectif commun.

Selon Baileigh, un leader doit avant tout vouer une véritable passion à ce qu’il entreprend. « On reconnaît facilement ceux qui aiment réellement ce qu’ils font », affirme-t-elle. Cette passion se convertit en énergie et en enthousiasme – deux éléments qu’elle juge aussi essentiels pour s’épanouir et exercer son influence dans un rôle de leadership.

En outre, la participation de Baileigh au club de danse lui a permis de vivre de nombreuses expériences mémorables. Pour elle, le moment le plus gratifiant survient en mi-semestre, lorsque tous les membres du club se réunissent pour répéter leurs chorégraphies avant le spectacle de fin d’année. Comme le club compte 22 groupes, il s’agit pour chaque membre de l’occasion de démontrer ses progrès dans un environnement non compétitif empreint de solidarité. Dans ces moments où la passion pour la danse se révèle si intense et omniprésente, la coprésidente se sent récompensée pour tous les efforts et le temps qu’elle a investis dans le club.

Alors, que peut motiver un étudiant ou une étudiante à foncer? Pour Baileigh, l’engagement communautaire n’a rien de sorcier : il suffit de choisir quelque chose que l’on aime et de ne pas hésiter à faire de nouvelles expériences. Elle a attendu à sa troisième année pour se joindre au comité de direction; aujourd’hui, elle admet regretter ne pas s’y être jointe plus tôt. « Il est extrêmement satisfaisant de sortir de sa zone de confort et de rencontrer des gens que l’on n’aurait jamais croisés dans d’autres circonstances. L’université n’a pas à se résumer aux cours et aux travaux. »

Pour sa profonde influence sur le Club de danse de l’Université d’Ottawa et la passion qui l’anime, Baileigh McFadden a été nommée bénévole du mois de mars 2017 par le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire.


Février 2017 - Divya Massilamani

Portrait de Divya Massilamani | Headshot of Divya Massilamani

Divya Massilamani compte à son actif plus de 800 heures de bénévolat : c’est dire à quel point elle prend au sérieux le concept d’engagement communautaire.

En 2001, Divya a immigré du Koweït au Canada avec sa famille. Aujourd’hui, elle achève son baccalauréat général en sciences à l’Université d’Ottawa. Au début, le bénévolat n’était pour elle qu’une condition à remplir pour obtenir son diplôme d’études secondaires, car à l’époque, elle ne savait pas grand-chose de l’engagement communautaire. Mais après avoir effectué la majorité de ces heures obligatoires au sein de Madonna communauté de soins, un centre de soins de longue durée à Orléans (affilié au groupe Sienna Senior Living), la jeune femme s’est découvert une passion pour le bénévolat. À Madonna, Divya s’est avérée être un appui précieux pour le personnel. En plus d’aider les infirmières auxiliaires, elle aidait et accompagnait les patients, leur procurant des directives nécessaires ou des instants de distraction. C’est cet aspect de son travail – pouvoir contribuer à détendre et à égayer les patients – qu’elle a trouvé particulièrement gratifiant. Fervente du piano, elle a même eu l’occasion d’en jouer pour les résidents, aussi ravis de l’écouter qu’elle de partager son amour de l’instrument avec eux.

Divya confie qu’une des activités qui lui mettent le plus de baume au cœur consiste à participer à la cérémonie de cloche du CHEO, lorsqu’un enfant peut enfin marquer la fin de son traitement anti-cancer en sonnant une cloche et se régaler ensuite de douceurs en compagnie du personnel et d’autres patients. La jeune femme affirme qu’après avoir passé assez de temps auprès des patients pour les connaître chacun, le fait d’être témoin de leur joie d’en finir avec ces douloureux traitements représente un bonheur ineffable. C’est d’ailleurs son expérience au sein du service d’oncologie du CHEO qui l’a motivée à vouloir devenir pédiatre. Elle espère ainsi entamer ses études médicales l’automne prochain.

Le parcours de bénévolat de Divya a connu d’autres jalons, y compris à l’étranger, comme son expérience dans des orphelinats en Inde. Alors que la jeune femme s’apprêtait à rentrer au Canada, une petite fille l’a appelée « akka », ce qui veut dire « sœur » en tamil. « J’avais une grosse boule dans la gorge », avoue l’étudiante, encore émue. « Ça a tant signifié pour moi de savoir que j’avais vraiment fait la différence dans la vie de ces enfants. »

Les efforts de Divya lui ont valu de recevoir le Prix du bâtisseur communautaire de Centraide et d’avoir son nom gravé sur le Mur de l’inspiration de l’hôtel de ville d’Ottawa. Elle a également été lauréate du Prix de bâtisseur de la Ville, décerné par le maire Jim Watson et la conseillère municipale Jody Mitic.

Lorsqu’on demande à Divya en quoi ce don de soi à la collectivité a contribué à son développement personnel, cette jeune femme de nature plutôt timide répond que cela lui a permis d’acquérir de l’assurance et de s’épanouir. Elle tient à faire savoir aux étudiants qui s’initient aux activités charitables que le bénévolat transformera leur vie et leur procurera un regard neuf par rapport à l’essentiel et à la différence qu’on peut faire. Qu’il s’agisse d’une activité de petite ou de grande envergure, elle aura des répercussions positives sur la vie de quelqu’un. Et c’est vraiment ce qui compte.

C’est donc pour toutes ces raisons, qui témoignent de son altruisme et de son sens du devoir communautaire, que Divya se voit conférer le titre de bénévole du mois de février 2017.


Janvier 2017 - Lillian Kruzsely : D’une découverte à l’autre

Portrait de Lillian Kruzsely | Headshot of Lillian Kruzsely

C’est pendant sa troisième année d’études en sciences sociales que Lillian Kruzsely fait une première incursion dans le monde du bénévolat comme adjointe dans une école d’immersion française, l’école primaire Le Phare, dans le cadre du programme d'Apprentissage par l’engagement communautaire (AEC).    

La jeune femme, qui n’avait jamais touché au bénévolat auparavant, apporte une aide en mathématiques aux enfants de troisième année en leur montrant, par exemple, comment utiliser une calculatrice ou comment lire l’heure sur une horloge. Le fait d’évoluer dans un environnement positif et accueillant renforce sa confiance.

Après cette expérience, Lillian, à la recherche d’une autre occasion de bénévolat, participe à un projet de bénévolat d’un jour chez l’organisme de dépistage du diabète SCREEN. Elle-même diabétique, elle peut discuter en toute connaissance de cause de la vie avec une maladie chronique et démontrer qu’il est possible de vivre sa vie pleinement même avec le diabète. Lillian s’ingénie par la suite à trouver d’autres manières d’aider sa communauté. Elle devient chef d’équipe bénévole au Conseil des organismes du patrimoine d’Ottawa, et ensuite chargée de projet dans le cadre d’un projet partenarial de recherche et d’éducation de l’Université d’Ottawa.

Ses pérégrinations bénévoles l’amènent ensuite au bureau du député Mark Serré, où elle travaille avec les assistantes administratives et législatives pour les comités de la Condition féminine et des Ressources naturelles. Les données qu’elle contribue à recueillir permettent aux comités de formuler des recommandations à la Chambre des communes ou au bureau du premier ministre et de renseigner le grand public. Elle rédige également des questions à poser au cours des témoignages devant les comités. Ses suggestions obtiennent un accueil favorable puisque quelques-unes de ses questions sont sélectionnées.

Avant son expérience bénévole avec M. Serré, l’étudiante en sciences sociales pensait que l’enceinte bureaucratique de la Colline du Parlement était inaccessible pour le commun des mortels. « Mon bénévolat au Parlement m’a fait découvrir le monde de la politique fédérale [et la possibilité de m’impliquer au gouvernement] et m’a donné accès à d’autres édifices fédéraux », souligne-t-elle. Lillian pouvait en effet assister à certaines réunions et en savoir plus sur le travail effectué dans les coulisses du Parlement.

Lillian en est à quatrième année d’études en sciences sociales. Avec l’ajournement des comités parlementaires, son placement de l’automne 2016 a pris fin. Lillian souhaite poursuivre dans la même veine pendant le trimestre d’hiver 2017. Elle est reconnaissante pour toutes les portes que lui a ouvertes l’Apprentissage par l’engagement communautaire et elle encourage les étudiants naturellement peu portés au bénévolat d’essayer ce programme ou celui des projets de bénévolat d’un jour.

Pour souligner ses nombreuses heures de bénévolat, le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire est fier de conférer à Lillian le titre de bénévole du mois de janvier 2017.


Décembre 2016

Le Bénévole du mois a fait relâche pour les Fêtes.


Novembre 2016 - Andrea Zukowski

Andrea debout devant un tableau dans une salle de classe | Andrea standing in front of a classroom chalkboard

Andrea Zukowski semble être née avec la volonté de s’engagement activement comme bénévole. Cette étudiante de troisième année en Sciences de la santé compte désormais 15 activités de bénévolat parascolaire (BP)  différentes. Elle a entamé son engagement auprès de l’Université d’Ottawa lors d’un projet de Bénévolat d’un jour, qui consistait en la décoration de petits gâteaux. Ses champs d’intérêt sont très diversifiés, mais elle affirme : « Se préoccuper des enjeux environnementaux, de l’alimentation durable et du soutien de l’action sociale dans la communauté contribuent tous d’une façon ou d’une autre à la santé de la communauté! » Faire du bénévolat lui a permis de rencontrer de nouvelles personnes, d’apprendre de nouvelles choses et de questionner ses croyances.

Sa perception du développement durable a grandement changé depuis son engagement avec la Coop du vélo et le magasin estival La gratuiterie de l’Université d’Ottawa. Ces placements lui ont fait réaliser l’ampleur du gaspillage dans la communauté. Auparavant, elle ne prenait pas en considération le gaspillage qu’elle-même engendrait. Lorsqu’une copine lui a mentionné une opportunité avec « People’s Republic of Delicious », elle était enthousiaste à l’idée de s’impliquer. Le club vise à réduire les déchets alimentaires dans la région d'Ottawa et d’amasser des produits de seconde qualité fournies par des entreprises locales, comme le « Herb and Spice Shop ».

Depuis, Andrea est la coordinatrice financière du club, entourée d’un équipe motivée et des bénévoles compatissants. Elle affirme qu’il est difficile d’être témoin de toute la nourriture jetée, et espère sensibiliser le plus grand nombre de gens autour d’elle. Pour ce faire, elle souhaiterait qu’un cours d'apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) soit mis en place, cours qui aurait comme objectif de mieux instruire et de motiver les étudiants et les professeurs afin d'accroître leur engagement communautaire en vue de l’élimination de déchets alimentaires.

Le bénévolat a également ouvert des nouveaux horizons à Andrea. En tant que facilitatrice du programme jeunesse de la Journée d'information et d'action de la jeunesse à Ottawa (DILA), elle a élargi ses perspectives de carrière. En ayant enseigné à des élèves de 10ème année, elle a réalisé que l’enseignement serait aussi une avenue intéressante pour elle, en plus de cheminer vers la médecine comme choix de carrière. L’idéal serait de combiner les deux!

Andrea aime faire la différence à travers une action directe, apprendre à connaître les gens et interagir avec eux. Ces facettes de sa personnalité sont bien mises à l’œuvre dans la cadre de son rôle de présidente de l'Association des étudiants en sciences de la santé d'Ottawa (OHSSA), dont la mission est d'informer sur divers sujets reliés au domaine de la santé.

Andrea ne voit pas le bénévolat comme un travail, mais plutôt comme un moyen d'explorer ses différents intérêts. Elle n'a pas l'intention de cesser son implication, et est toujours bien enthousiaste devant de nouvelles opportunités! Une journée n’a pas assez d’heures selon elle. La passion d’un engagement actif confère à Andrea Zukowski le titre de Bénévole du mois de novembre 2016!


Octobre 2016 - Natania Makonnen Abebe

Portrait de Natania Abebe | Headshot of Natania Abebe

Natania Makonnen Abebe connaît un parcours des plus inspirants. Dès son plus jeune âge, elle savait qu’elle désirait faire une différence dans la vie des autres. Durant ses études secondaires, elle a commencé à s’impliquer en tant que bénévole auprès des enfants malades du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO). C’est toutefois son séjour en Éthiopie, son pays natal, qui l’a le plus marquée. À sa propre initiative, elle est entrée en contact avec une clinique éthiopienne pour venir en aide aux enfants malades sur place. Devant la situation précaire des jeunes patients, elle a décidé d’ajouter un rayon de soleil dans leur quotidien en créant une activité à base de bulles de savon, qu’elle a baptisée « Bulles et sourires ».

Ce passage en Éthiopie lui a confirmé sa décision d’entreprendre des études universitaires en sciences infirmières à l’Université d’Ottawa. Elle devenait ainsi la première de sa famille à s’engager dans cette voie. « J’ai réalisé que j’avais besoin d’aider les gens pour me sentir bien, et de partager en tant qu’être humain. » Aujourd’hui en quatrième année d’études, Natania  a eu la chance d’effectuer plusieurs stages auprès de jeunes enfants malades. Tout en poursuivant son bénévolat auprès du CHEO, elle a mis en place le groupe Campus Cursive à son entrée à l’Université. Ce groupe d’entraide prépare des mots de soutien pour les étudiants qui sont dans le besoin, qui se sentent isolés pendant leur première année d’études ou qui ont besoin d’encouragements durant la période d’examens. Natania soutient avoir toujours été passionnée de calligraphie et de lettres manuscrites, si rares de nos jours. Après avoir présidé Campus Cursive pendant ses quatre années d’études, elle cherche aujourd’hui à passer le flambeau et à assurer la relève du groupe après son départ.

L’été dernier, elle a fondé Stars in a Jar, une organisation qui vient en aide aux enfants atteints du cancer. Celle-ci met en contact des survivants du cancer qui souhaitent insuffler de l’espoir aux enfants et adolescents suivant un traitement d’oncologie. Ces survivants préparent 365 courts messages sur des languettes de papier, qui sont ensuite pliées selon l’art de l’origami pour devenir des étoiles, reconnues pour porter bonheur dans la culture japonaise, et placées dans un bocal. Ces bocaux sont remis aux jeunes patients au moment où ceux-ci ont le plus besoin d’espoir. Cet échange permet aux survivants de partager leur expérience de lutte contre le cancer et de guérison. L’équipe compte désormais 12 bénévoles, dont une athlète paralympique.

Aujourd’hui, l’attestation de Natania compte près de 1 000 heures de bénévolat. L’étudiante souhaite devenir infirmière en oncologie, sans jamais cesser de s’impliquer bénévolement auprès des enfants malades. Son organisation Stars in a Jar n’en est qu’à sa lancée! Pour toutes ces raisons, le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire est fier de désigner Natania en tant que bénévole du mois d’octobre 2016.


Septembre 2016 - Samantha Lalonde

Samantha qui tient une boite lors d’être debout devant une pile de boites | Samantha holding a box while standing in front of a stack of boxes

Résidente de Vankleek Hill, en Ontario, Samantha Lalonde a entrepris ses études en biologie à la Faculté des sciences de l’Université d’Ottawa en septembre 2015.

À l’hiver 2016, elle s’est inscrite au cours ENV1101, qui comportait un volet d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC), sans se douter de l’effet que son expérience aurait sur son parcours universitaire. Elle voyait dans le programme d’AEC l’occasion d’essayer quelque chose de nouveau – elle était prête, en outre, à sortir de sa zone de confort et à acquérir de l’expérience sur le terrain.

Dans le cadre de son cours, Samantha a choisi un placement auprès du Bureau du développement durable de l’Université d’Ottawa. Elle a passé la première partie de son placement à vérifier la qualité des fontaines d’eau sur le campus, pour ensuite travailler à la Gratuiterie. C’est là qu’elle s’est découverte un engouement pour l’environnement. « Le développement durable ne fait que des gagnants – notre environnement, notre communauté et ceux qui l’habitent », affirme-t-elle.

En plus d’éveiller une passion en elle, son travail à la Gratuiterie l’a incitée à changer de programme d’études. Ainsi, elle entamera pendant sa deuxième année une majeure en sciences environnementales, ce qui lui permettra d’harmoniser ses études à son nouvel intérêt.

Samantha a poursuivi son bénévolat à la Gratuiterie pendant l’été, accumulant à ce jour 140 heures de travail bénévole. Elle s’est également jointe à l’Alliance pour les espaces verts afin de participer au Festival de la semaine de l’environnement en juin dernier. Elle entend en outre continuer à s’impliquer dans le secteur environnemental à Ottawa. À la lumière de ses contributions à la santé et au bien-être de sa communauté, le Centre a désigné Samantha Lalonde comme bénévole du mois pour septembre 2016.

Aujourd’hui, Samantha entame sa deuxième année avec la conviction que « le bénévolat est un moyen d’acquérir de nouvelles compétences, de mettre ses connaissances en pratique et de trouver ce qui nous fait vibrer. » Elle compte rester impliquée dans sa communauté et parcourra le Navigateur de l’engagement communautaire à la recherche de nouveaux placements dans le secteur environnemental. Félicitations à Samantha pour son titre de bénévole du mois et sa participation aux efforts visant à faire du campus un environnement sans déchets!

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