Résultats des projets d'AEC

Students from ENV1101 course posing in front of their poster

Chaque année, le Centre propose des activités dans le cadre de son programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) dans la région de la Capitale nationale.  Les étudiants qui optent pour un placement d’AEC ont pu mettre à l’épreuve leurs aptitudes et leurs compétences et faire le pont entre la théorie et la pratique tout en s’investissant dans leur communauté. Leurs heures de bénévolat sont inscrites dans leur attestation de bénévolat (ADB).

2016-2017

Patiner pour la première fois - Kaitlyn Bakker, Faculté des sciences sociales

Pour Kaitlyn Bakker, étudiante de quatrième année en développement international et mondialisation à la Faculté des sciences sociales, l’engagement communautaire consiste à tisser des liens afin de bâtir une société dynamique et accueillante. Au trimestre d’hiver 2017, elle a mis la main à la pâte en participant à un placement du programme d’Apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) dans le cadre du cours Global Citizenship and Learning/Volunteer Abroad (DVM4154).

Un groupe de personnes qui font du patinage lors de tenir les mains

Dans un de ses cours, Kaitlyn avait découvert le travail du Centre catholique pour immigrants (CCI) auprès des nouveaux arrivants. Choisir un placement au CCI lui a permis de vivre une agréable expérience d’apprentissage. Son placement, qui visait à aider des familles d’immigrants à s’ajuster à leur nouvelle communauté, consistait notamment à apprendre à une famille à patiner. À la tête de cette famille était « une mère monoparentale de quatre garçons qui a déménagé à l’autre bout du monde alors qu’elle n’avait jamais pris l’avion et ne maîtrisait pas l’anglais. Être accueillie dans la vie familiale dynamique qu’elle a créée ici a été un privilège pour moi. Elle était une source constante d’inspiration, complètement différente des autres modèles dans ma vie », dit Kaitlyn.

Son expérience lui a permis d’élargir ses compétences. « En travaillant avec le CCI, j’ai acquis beaucoup d’expérience en milieu multiculturel, devant même parfois composer avec des barrières de langues importantes. J’ai eu la chance d’en apprendre  à propos des barrières et des défis que doivent affronter les nouveaux arrivants au Canada en matière de langue, d’emploi, d’intégration ou de statut légal », explique-t-elle.

L’Apprentissage par l’engagement communautaire a eu une grande influence sur la manière dont Kaitlyn veut se servir des connaissances acquises dans ses cours en plus de l’aider à prendre conscience de l’énorme travail à accomplir dans des pays comme le Canada, dont la population comprend beaucoup de membres de minorités visibles. Kaitlyn croit que l’AEC possède un énorme potentiel d’apprentissage qui ne peut être égalé par les cours. D’ailleurs, elle souhaite continuer à faire du bénévolat auprès du Centre catholique pour immigrants.


Une carte géographique pour trouver un emploi - Laura Lehman, Faculté des arts
Un main qui tient un compas

L’engagement communautaire peut se manifester de plusieurs façons. Pour Laura Lehman, étudiante au baccalauréat ès arts spécialisé avec majeure en études de l'environnement (immersion en français) et majeure en biologie, sa contribution pendant la session d’hiver 2017 s’est réalisée dans le cadre du programme d’Apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) du cours de Géographie sociale (GEG3103). Le placement d’AEC était sous la supervision de Charles Tshimanga au Centre d’emploi World Skills à Ottawa. Cette organisation soutient de nouveaux arrivants en sol canadien en les assistant dans leur recherche d’emploi et en les aidant à faire reconnaître leurs connaissances et leurs compétences par les entreprises canadiennes. En 2015-2016,  ils ont aidé en moyenne dix nouveaux clients par jour.

Pour son placement d’AEC, Laura a choisi de créer des cartes géographiques d’Ottawa indiquant tous les endroits qui offrent des emplois ayant le français comme première langue de travail et de les catégoriser par secteurs professionnels. Laura a ainsi pu dresser des cartes pour quatre différents types de professions. Ces cartes aideront non seulement les nouveaux arrivants dans leur recherche d’emploi, mais elles pourraient également influencer le choix de l’endroit où ils s’établiront. Chaque année, elles seront mises à jour afin d‘assurer la qualité et l’exactitude des renseignements qu’offre World Skills à sa clientèle. Les étudiants qui ont participé à ce placement d’AEC comprennent maintenant mieux la manière dont une ville se développe et l’impact que peut avoir une langue sur la distribution de ses habitants.


Comment créer une situation où tout le monde gagne? Leçons du programme d’AEC
Logo de Heartwood House

À l’hiver 2017, le professeur Matthew Kurtz a choisi d’incorporer une composante d’Apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) à son cours GEG2110 Sustainability of Social Spaces and Built Environments. Le cours porte sur l’interface entre les environnements construits et sociaux, avec un accent sur la durabilité environnementale et la justice sociale.

Un des placements offerts dans le cadre du cours était un projet du Programme Leaders en environnement de TD qui visait à transformer une ruelle d’une largeur d’à peine dix pieds près de la Heartwood House en un espace durable esthétique résistant au ruissellement des eaux pluviales et offrant un carrefour sécuritaire et accueillant à la communauté. De nombreux piétons empruntent régulièrement la ruelle entre l’avenue McArthur et les îlots résidentiels densément peuplés situés au sud.

Participants du Programme Leaders en environnement de TD - Projet de ruelle verte avec Heartwood House debout dans l’allée

Cinq étudiants et étudiantes en géographie, en développement international, en biologie et en sociologie ont entrepris la première étape, qui comprenait la consultation de la communauté puis la planification et la mise au point de solutions. Ils ont passé en revue la documentation disponible sur la conception d’allées vertes dans les climats nordiques et sur les méthodes d’écologisation des vieilles ruelles asphaltées. Pendant le projet, les étudiants ont appris qu’il n’est pas toujours aisé d’obtenir des commentaires de la communauté : les conditions météorologiques peuvent influencer la participation aux événements et un questionnaire bien construit est essentiel pour recueillir un maximum d’information en un minimum de temps. Les étudiants ont étudié le site, puis ont fait des recommandations pour que la fonction principale de la ruelle en tant que traverse ne soit pas compromise. Ils ont étudié toutes les techniques adéquates pour enlever et éliminer l’asphalte, ont fait une recommandation sur la manière la plus efficiente de procéder et ont trouvé des options de pavage et de concepts verts. Pendant la conception, les étudiants ont développé leurs capacités en gestion en travaillant avec des contraintes budgétaires et horaires, des compétences hautement prisées sur le marché du travail.

En avril 2017, ils ont fait leurs recommandations aux intervenants et aux locataires de Heartwood House. Patricia Lucey, une des membres du conseil d’administration qui a supervisé l’équipe, croit que, somme toute, les étudiants ont formulé des recommandations utiles que l’organisme évaluera au cours de l’été avant d’effectuer les travaux à l’automne 2017. Les étudiants ont consacré un total de 164 heures pour finaliser leur rapport, mais, plus important encore, ils ont pu mettre en pratique des concepts appris en classe. Mme Lucey avait de bonnes choses à dire de chaque étudiant et elle a pris le temps de remplir un petit formulaire d’évaluation en ligne pour chacun d’eux. Elle a loué leur enthousiasme pour le projet, leurs compétences en recherche, présentation et organisation, ainsi que leurs efforts à trouver des idées originales. Une des étudiantes a même exprimé son désir de revenir à l’automne lors des travaux, même si elle aura obtenu son diplôme d’ici là.


Une étudiante en sciences de l’activité physique découvre les coulisses de la gestion d’événements grâce au hockey en fauteuil roulant électrique - Michèle Léger, Faculté des sciences de la santé
Un étudiant qui participe à un match d’hockey en fauteuil électrique | A student participating in a power wheelchair hockey match

Parvenue à la fin de son programme d’études de premier cycle, Michèle Léger se sentait prête à acquérir une expérience pratique dans son domaine. L’étudiante en était à sa quatrième année en sciences de l’activité physique lorsque des représentants du programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) du Centre sont venus présenter diverses possibilités en la matière dans l’un de ses cours. Par amour du sport, mais aussi parce que l’une de ses cousines est confinée à un fauteuil roulant, Michèle s’est portée bénévole auprès de la Ligue de hockey en fauteuil roulant électrique d’Ottawa (OPWHL).

Un groupe de bénévoles à un match d’hockey en fauteuil électrique | A group of volunteers at a power wheelchair hockey match

Michèle a été appelée à développer une nouvelle gamme de compétences pendant son bénévolat auprès de l’OPWHL. En plus de mettre en pratique les théories et les notions apprises dans le cadre de son cours de gestion des événements sportifs (APA 3113), l’étudiante a profité de son expérience pour apprendre à créer des plans d’activités et des plans opérationnels, tous deux essentiels pour veiller à ne rien oublier. Elle souligne qu’à défaut de bien planifier et anticiper les accrocs potentiels, les organisateurs peuvent parfois se buter à des obstacles inattendus pendant les événements. Michèle s’est aussi initiée au marketing en faisant la promotion des activités dans divers bulletins, sur les médias sociaux et auprès de professeurs. Enfin, elle a appris à diriger efficacement en préparant des groupes de bénévoles en prévision de chaque événement.

Un groupe d’étudiants qui participent à un match d’hockey en fauteuil électrique | A group of students participating in a power wheelchair hockey match

De son expérience, elle garde notamment le souvenir d’une victoire écrasante (12 à 2) remportée en mars par les joueurs de l’OPWHL lors d’un match en fauteuil électrique disputé contre des vedettes de la scène médiatique et sportive locale. Selon elle, « les habiletés mentales et physiques nécessaires à l’exercice de ce sport sont souvent sous-estimées. Ces joueurs sont de véritables athlètes! »

Michèle estime qu’en plus d’être gratifiant, le bénévolat permet d’en apprendre beaucoup sur soi. Elle compte poursuivre son bénévolat auprès de l’OPWHL cet été, notamment afin de planifier et d’aider la ligue à accueillir le tournoi national de hockey en fauteuil roulant électrique, qui se déroulera à Ottawa du 4 au 7 août 2017.


Des solutions vertes pousseront sur les toits de l’Université d’Ottawa
École de gestion Telfer: Carter Beaupré-McPhee, Nolwenn Gélébart, Olivia Michel, Julia Picard et Isabelle Trudeau
"Empty Roofs" J. FINCO Consulting Group

Lorsque vous pensez au mot « leadership », que vous vient-il à l’esprit? Pouvoir? Influence? Initiative? En pensant aux personnes outillées pour changer concrètement les choses, la plupart des gens ont spontanément à l’esprit « changement durable ». C’est précisément ce que la professeure à l’École de gestion Telfer Daina Mazutis a proposé à ses étudiants à l’automne 2016 dans son cours Leadership, Strategy and Sustainability (ADM 4317). Cette dernière voulait faire réfléchir sur la responsabilité sociale des entreprises, leurs valeurs, leur éthique, leurs politiques de développement durable et leurs effets sur la société. Les étudiants ont eu la possibilité de s’engager dans un projet d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) avec le client d’un partenaire communautaire leur permettant soit de faire une recommandation de stratégie pour remédier à un problème de durabilité actuel, soit de saisir au bond une initiative en place ici, à Ottawa.

Parmi les nombreux rapports présentés par les étudiants au Bureau du développement durable de l’Université d’Ottawa, c’est le projet Empty Roofs de Carter Beaupré-McPhee, Nolwenn Gélébart, Olivia Michel, Julia Picard et Isabelle Trudeau qui a attiré l’attention de la professeure Mazutis et de Jonathan Rausseo, gestionnaire du Bureau du développement durable. Le rapport examinait en profondeur la problématique des émissions de gaz à effet de serre et décrivait une stratégie améliorée de conservation de l’énergie au moyen de panneaux solaires, de toits verts, de toits blancs et de toits avec ruches urbaines. Ce rapport avait pour particularité de proposer un plan de conception de toits durables réaliste, que l’Université pouvait facilement mettre en œuvre. Il proposait notamment la création d’un modèle hyper précis associant à chacun des édifices du campus un type de toit durable approprié. « Là où les étudiants ont atteint un niveau supérieur, c’est en créant un modèle d’une grande cohérence, comme s’ils nous offraient un menu ne laissant absolument rien au hasard », souligne Jonathan Rausseo.

Impressionnée elle aussi par le projet Empty Roofs, la professeure Mazutis était d’avis que ce projet possédait le plus grand potentiel pour améliorer de façon importante la vie sur le campus. Elle a également souligné les effets bénéfiques que pouvaient avoir les étudiants du programme AEC en répondant aux besoins de leur communauté. « Les placements AEC sont uniques en ce sens qu’ils donnent aux étudiants la chance de mettre en pratique les notions fondamentales du cours telles que le leadership, la stratégie et la durabilité. En travaillant avec un partenaire communautaire sur une problématique d’entreprise, les étudiants mettent à profit leurs compétences en consultation stratégique dans le cadre d’un projet aux retombées importantes. Je trouve très motivant et gratifiant de penser que leur travail pourrait un jour se matérialiser sur les toits partout sur le campus. »

La participation au projet Empty Roofs s’est avérée extrêmement enrichissante pour les étudiants également. L’étudiante internationale Nolwenn Gélébart était agréablement surprise de constater la grande force que les participants avaient insufflée au projet. « Je suis convaincue que de mobiliser les étudiants autour de ce type de projet est primordial et que le programme AEC est un grand pas dans cette voie. J’aimerais beaucoup que des programmes de ce genre soient offerts dans nos universités en France ».

Dans quelle mesure le projet s’est-il concrétisé? Selon Jonathan Rausseo, même si les choses en sont encore au stade de la planification, le rapport des étudiants a beaucoup aidé à clarifier un grand nombre de choses et nous a fourni plus de connaissances que prévu. Le calendrier détaillé de mise en œuvre n’a pas encore été établi, mais le Bureau du développement durable indique que ces toits seront dorénavant intégrés aux plans des édifices construits sur le campus.


L’engagement communautaire « une mine d’apprentissage, d’entraide et de coopération qu’on ne peut apprendre en restant sur les bancs d’école » - Vicky Lalande, Faculté des sciences sociales
Les tulipes rouges devant les édifices de Parlement d’Ottawa | Red tulips in front of the Ottawa Parliament buildings

Que ce soit pour encourager une cause, pour aider ses semblables ou pour assouvir une passion, les raisons de s’engager dans la communauté sont multiples. Au cours de notre vie, certaines de ses raisons s’imposent par rapport aux autres. Mais c’est avant tout en utilisant judicieusement nos capacités et nos connaissances et en gardant le cap sur nos objectifs que nous pouvons maximiser notre contribution comme bénévole.

Pour avoir déjà fait du bénévolat dans sa communauté, notamment dans des camps de jours, des foires agricoles et auprès de personnes âgées, Vicky Lalande, étudiante en sciences politiques et économie à l’Université d’Ottawa, avait déjà ressenti les bienfaits du bénévolat, notamment en entendant les gens et les organismes lui dire à quel point ils lui étaient reconnaissants d’avoir donné de son temps et de son énergie. C’est dans le cadre de son cours d’introduction à la politique canadienne avec le professeur François Rocher qu’elle choisit de faire ses 30 heures d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) au bureau de la députée Christine Moore.

La possibilité d’appliquer les théories vues en classe dans le cadre de ses activités bénévoles sur la Colline du Parlement lui fait découvrir d’autres avantages indéniables de l’engagement communautaire. « La diversité des tâches que j’ai accomplies jusqu’à présent m’a permis de connaître une bonne partie des enjeux auxquels fait face une députée. J’ai appris beaucoup de choses sur le fonctionnement du Parlement en assistant, par exemple, à des rencontres sur les affaires émanant des députés. J’ai aussi compris l’importance des sondages et de la cueillette de données, ainsi que la façon dont les députés votent en chambre », relate-t-elle.

Selon Vicky, l’engagement communautaire n’est pas seulement un moyen de s’intégrer dans sa communauté : « En plus d’aider la communauté à réaliser toutes sortes de projets novateurs, l’implication dans la communauté donne une expérience unique et enrichissante à tous les bénévoles. Je crois qu’il s’agit d’une mine d’apprentissage, d’entraide et de coopération qu’on ne peut acquérir sur les bancs d’école ».

Enchantée de son expérience au bureau de la députée, Vicky souhaite à présent donner de son temps ailleurs dans la communauté afin d’élargir ses connaissances, tout en ne perdant pas de vue la politique canadienne.


DVM4154: Global Studies, Citizenship and Development - Claire Purdy, Faculté des sciences sociales
Portrait de Claire Purdy | Headshot of Claire Purdy

« Mon placement d’AEC m’a donné l’excellente occasion de travailler au sein d’une organisation non gouvernementale qui me passionne », affirme Claire Purdy, une étudiante de quatrième année au programme de développement international et mondialisation avec une mineure en gestion. Claire a effectué un stage d’apprentissage par l’engagement communautaire comme agente de liaison et de communication chez Fairtrade Canada pendant le trimestre d’hiver 2017, dans le cadre d’un de ses cours en développement international.

« J’avais participé à l’AEC pendant ma deuxième année, dans une recherche de la professeure Stephanie Mullen sur les artistes canadiens », ajoute Claire. « Pour le présent trimestre, j’ai voulu faire du bénévolat chez Fairtrade Canada, parce que je connaissais bien ses réalisations et que je me passionne pour les droits et les conditions de travail dans les pays en développement. J’y ai acquis plusieurs aptitudes utiles. J’ai aussi pu mettre en pratique mes compétences en communication en plus de renforcer mes aptitudes en recherche et en rédaction de propositions. J’ai appris à prendre des initiatives en milieu de travail et à demander de l’aide au besoin. De plus, j’ai pu développer ma pensée critique et mes compétences en résolution de problème. J’ai aimé présenter mes idées à l’équipe et être capable d’offrir mon point de vue sur la participation des jeunes au commerce équitable au sein de leurs écoles, campus, milieux de travail, etc. Je suis tellement fière de ce que fait Fairtrade Canada que je souhaite continuer à y participer, soit par le bénévolat à Ottawa ou en trouvant un organisme semblable dans ma ville natale de Toronto, ou encore en travaillant ailleurs dans le monde dans un bureau de Fairtrade International! »


Une expérience sur la Colline du Parlement : Marie-Ève Chartrand
Portrait de Marie- Ève Chartrand | Headshot of Marie- Ève Chartrand

Étudiante de deuxième année en études des conflits avec mineure en communication, Marie-Ève Chartrand est comblée par la composante d’Apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) offerte dans certains cours. C’est une présentation dans le cadre de son cours de communication organisationnelle (CMN1548) qui l’a convaincue de participer au programme. Elle a déniché le placement idéal : assistante de recherche pour le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu. « Chaque semaine, quand je franchis l’imposant portail du magnifique édifice de l’Est sur la Colline du Parlement, je me répète à quel point je suis chanceuse de vivre cette expérience! ».

À raison de trois heures par semaine, elle a mené différents projets de recherche et contribué à l’élaboration de stratégies et d’outils de communication pour l’équipe du sénateur sous la supervision du directeur des affaires parlementaires  et de l’agente de communication. Le sénateur lui a permis d’assister à des comités sénatoriaux et de voir la chambre en action. Marie-Ève est très heureuse d’avoir un accès privilégié à l’arène politique canadienne et de développer ses habiletés en recherche. Elle peut ainsi mieux cibler ses objectifs et circonscrire des thématiques précises sur lesquelles elle voudrait travailler. Elle est désormais en mesure de comprendre comment l’angle adopté pour exposer une situation peut agir sur les répercussions dans les médias.

Marie-Ève travaille également au Centre de développement de carrière de l’Université. Elle adore les échanges avec les étudiants qui ont besoin de soutien. Malgré son horaire chargé, elle souhaite continuer dans la voie de l’engagement communautaire. « Je veux aider, je veux sentir que mon apport fait une différence. Je serai peut-être professeure, qui sait? », dit-elle en riant avec une étincelle dans les yeux. Elle croit que le bénévolat demande avant tout de la flexibilité, de la motivation et une ouverture aux autres. Vu son attrait pour les nouvelles expériences, Marie-Ève n’en est sûrement pas à son dernier projet AEC!


Un esprit sain dans un corps sain - Jordan Sutcliffe et Jenna  Plowman
Portrait de Jordan Sutcliffe et Jenna Plowman | Headshot Jordan Sutcliffe and Jenna Plowman

Comme le dit la devise latine mens sana in corpore sano, adopter un mode de vie sain améliore les capacités intellectuelles. Le programme alliant l’activité physique et la lecture Running & Reading Club Coach et mis sur pied par l’organisation Start2Finish illustre parfaitement bien cette philosophie. Il est offert dans le cadre du cours en sciences du loisir LSR2118 Recreation Program Development and Evaluation donné par la professeure Eileen O’Connor. Jordan Sutcliffe, étudiant de quatrième année en sciences de l’activité physique, et Jenna  Plowman, étudiante de deuxième année en criminologie avec mineure en droit, ont eu la chance de s’impliquer en tant qu’entraîneurs motivateurs. Piloté par la professeure Alexandra Arellano, le programme a permis à une trentaine d’élèves à risque de l’école Queen Mary Street de s’initier à l’activité physique et à la lecture et de côtoyer des modèles positifs à l’écoute de leurs besoins.  

Jordan a toujours su qu’il voulait travailler avec les jeunes : « Ils représentent notre avenir. Ce sont nos ambassadeurs de demain. Nous devons nous impliquer dans leur éducation et leur développement ». Selon Jenna, les bénéfices de l’activité physique sur la concentration des enfants sont incontestables. « Nous voyions tout de suite la différence lorsque les élèves revenaient de leur séance de course. Ils étaient beaucoup plus curieux et plus intéressés », dit-elle avec enthousiasme. À raison de trois heures par semaine, les deux étudiants planifiaient des parcours de course à obstacles et des séances de lecture et d’écriture. Tous deux ont vécu des expériences marquantes avec les jeunes. Par exemple, Jordan s’est rendu compte qu’un garçon autiste de dix ans avait des difficultés en lecture. Quelques semaines plus tard, le garçon lui disait que ses ateliers lui avaient redonné le goût d’apprendre à bien lire, et que la présence des bénévoles l’avait motivé. Jenna, pour sa part, avait un élève turbulent très réticent à participer aux ateliers de lecture. Pour attirer son attention, elle lui a concocté des activités adaptées, telles que des charades et des jeux de mots. Le garçon y a vite pris plaisir.

Jordan vise maintenant la maîtrise en sciences de l’activité physique l’automne prochain. Il compte se spécialiser dans le sport auprès des enfants. Il a aussi entamé des démarches pour que le programme de Start2Finish voie le jour à North Bay, sa ville natale. Déjà en contact avec quelques écoles, il est convaincu que son projet se concrétisera l’an prochain. Une belle répercussion dans cette communauté du nord de l’Ontario! Jenna compte présenter sa candidature à la Faculté de droit. Elle n’a pas encore décidé quelle branche du droit elle choisira, mais elle est certaine de vouloir poursuivre son engagement bénévole pour faire bouger les choses.

Au cours de ce placement, les deux étudiants disent avoir beaucoup appris sur eux-mêmes, et sur l’importance d’aller au-devant des gens et de s’engager dans la communauté. Ils croient que le leadership, l’optimisme et la patience sont des atouts fondamentaux pour être un bénévole modèle. Une chose est certaine : ils ont su être des modèles inspirants pour ce groupe de l’école Queen Mary Street!

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