Résultats des projets d'AEC

Students from ENV1101 course posing in front of their poster

Chaque année, le Centre propose des activités dans le cadre de son programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) dans la région de la Capitale nationale.  Les étudiants qui optent pour un placement d’AEC ont pu mettre à l’épreuve leurs aptitudes et leurs compétences et faire le pont entre la théorie et la pratique tout en s’investissant dans leur communauté. Leurs heures de bénévolat sont inscrites dans leur attestation de bénévolat (ADB).
 


2017-2018

Un étudiant témoigne de ses expériences de bénévolat

Pour Robert Dwight Matson, étudiant de quatrième année en biochimie à la Faculté des sciences, le bénévolat est avant tout une façon de redonner à la communauté universitaire. Robert a entendu parler du Service de raccompagnement dès sa première année à l’Université, alors qu’il participait à sa Semaine d’accueil. Il a décidé de se joindre à l’équipe et, depuis, donne régulièrement de son temps au service. Après plus de 300 heures de bénévolat en tant qu’accompagnateur, l’étudiant affirme avoir beaucoup retiré de son expérience. Il a également découvert que le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire pouvait lui émettre une attestation de bénévolat pour reconnaître son service à la communauté.

Pendant sa deuxième année d’études, Robert s’est investi auprès de l’Association des étudiants en sciences en contribuant à l’organisation de la Semaine d’accueil des nouveaux étudiants. « Ma première semaine à l’Université a été si agréable que je souhaitais aider les nouveaux étudiants à en retirer autant de plaisir que moi », explique-t-il. À ce jour, il s’agit de son expérience de bénévolat la plus mémorable en raison des bons moments avec d’autres étudiants. « Malgré les aléas de la météo, les étudiants ont tous semblé s’amuser. Pour ma part, j’ai absolument adoré mon expérience. »

À l’automne 2017, Robert a eu vent du programme d’apprentissage par l’engagement communautaire offert dans le cadre du cours Techniques avancées en biosciences. C’est ainsi qu’il a effectué un placement auprès du Bureau de la gestion du risque de l’Université. « J’ai reçu une excellente supervision, et j’ai bien aimé faire du bénévolat s’apparentant à mon domaine d’études », affirme-t-il.

Pour Robert, « le bénévolat est une expérience très gratifiante ». Il permet d’en apprendre plus sur les services, les possibilités et les ressources à l’Université. C’est aussi l’occasion de rencontrer des étudiants d’autres programmes et d’améliorer ses compétences en communication. Il va sans dire que l’expérience acquise en participant à des activités communautaires et en contribuant à sa collectivité a des retombées positives sur les études. « Ces retombées ne sont pas toujours évidentes à première vue, mais elles se manifestent parfois sans que l’on s’y attende », conclut-il.


Études sur les animaux : réflexion sur nos responsabilités éthiques envers les animaux

Étude des animaux

Un nouveau cours intitulé « Études animales » a été offert pour la première fois à l’Université d’Ottawa cet automne. Le cours, qui a été donné conjointement par Anne Vallely, professeure au Département d’études anciennes et de sciences des religions, et Sonia Sikka, professeure au Département de philosophie, présente aux étudiants la vaste gamme de méthodes historiques et contemporaines utilisées par les êtres humains pour se sentir proches d’autres êtres vivants, et comprend une réflexion sur nos responsabilités éthiques envers les animaux.

La professeure Vallely croit que la création de ce cours représente un progrès important pour l’Université, et elle espère qu’elle donnera lieu à l’instauration d’une mineure en études sur les animaux. Toutefois, elle craint également que le domaine devienne théorisé à l’excès, dépolitisé et déconnecté des vrais animaux lorsque les questions liées aux animaux ne se retrouveront plus en marge des champs d’intérêt universitaires et deviendront de plus en plus populaires.

Pour apaiser cette préoccupation, elle a communiqué avec le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire afin de trouver des moyens de faire participer ses étudiants à l’apprentissage expérientiel en travaillant sur des enjeux concrets liés aux animaux. Par exemple, certains de ses étudiants ont travaillé sur un projet visant à protéger la population de petites chauves-souris brunes d’Ottawa qui est menacée d’extinction, tandis que d’autres ont mené des recherches de concert avec le Bureau du développement durable de l’Université d’Ottawa pour trouver une façon de créer un campus favorable aux oiseaux. « Les étudiants qui effectuent un stage dans le cadre du programme d’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) profitent aux autres – humains et non-humains – et acquièrent par la même occasion des compétences professionnelles », a souligné Anne Vallely. « L’AEC a été une ressource inestimable pour notre classe, en permettant aux étudiants d’établir des liens entre la théorie et la pratique d’une manière qui n’aurait jamais été possible dans une classe traditionnelle », a-t-elle ajouté.

Est-ce que votre organisme, service ou faculté travaille sur une initiative ou un projet lié aux animaux qui pourrait bénéficier de l’aide des étudiants? Communiquez avec le Centre et nous discuterons volontiers de vos éventuels besoins et priorités en ce qui a trait à un volet de l’AEC lié aux animaux ou à tout autre cours offrant l’AEC qui intéresserait la population étudiante en général.


AEC – Placement avec Red de Empresarias de Nicaragua (REN)

Placement with Red de Empresarias de Nicaragua (REN)_Emilia

Je m’appelle Emilia Macera Deschênes et je suis étudiante en développement international et mondialisation à l’Université d’Ottawa. J’effectue présentement un placement coop au Centre de recherches pour le développement international et je serai en quatrième année le trimestre prochain. J’ai choisi ce domaine d’études en grande partie parce que je m’intéresse aux cultures du monde et que je possède de l’expérience de travail communautaire. Étant moitié Péruvienne et moitié Canadienne, j’ai toujours nourri de la curiosité pour les relations Nord-Sud et j’ai souvent comparé les modes de vie, les politiques et les systèmes instaurés dans mes deux pays.

J’ai entendu parler de l’AEC dans le cadre de mon cours sur le financement du développement international, enseigné par le professeur Philippe Régnier. Le CMJEMC a établi un partenariat avec CUSO afin de nous offrir un placement en tant que chercheurs de financement international pour une ONG au Nicaragua nommée Red de Empresarias de Nicaragua (REN). C’est un réseau de femmes entrepreneures au Nicaragua qui vise à contribuer à l’autonomisation économique de ses membres. Mon équipe a donc fait des recherches au sujet de la diversification des sources de financement pour soutenir les activités du réseau. Nous avons rédigé un rapport incorporant des aspects théoriques en lien avec le cours et les politiques canadiennes d’aide au développement. Nous avons aussi créé une base de données sur les sources de financement potentielles des secteurs privé et public. Par la suite, nous avons été chaleureusement accueillis par l’équipe de CUSO pour leur présenter la recherche que nous avions effectuée.

Ce que j’ai trouvé exceptionnel dans ce placement, c’était la possibilité de travailler à distance sans devoir entreprendre les démarches nécessaires pour voyager et payer les frais rattachés à un stage international. Dans l’ensemble, ce placement a enrichi mon expérience universitaire puisqu’il m’a permis d’approfondir mes connaissances par rapport au financement du développement international en alliant la théorie et la pratique. Je trouve que le savoir est important, mais le savoir-faire est également très bénéfique, surtout pour le marché du travail. J’ai avant tout développé mon sens de l’initiative et du leadership tout en travaillant mes compétences en communication. J’ai aussi appris à gérer plusieurs attentes, comme celles de mon équipe, du cours et des partenaires, en communiquant ouvertement avec tous ceux qui étaient engagés dans le projet. En ce qui concerne mon parcours professionnel, ce placement m’a permis de faire du réseautage, d’obtenir une référence professionnelle et de recevoir des crédits tout en enrichissant mon CV. Mon équipe a même reçu un certificat d’appréciation de CUSO pour avoir effectué cette recherche!

Je tiens à remercier le professeur Philippe Régnier pour avoir incorporé cette composante d’apprentissage dans son plan de cours. J’encourage fortement aux professeurs à contacter le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire afin d’obtenir plus d’information sur les possibilités offertes aux étudiants. L’effort mis dans la création de ces partenariats et de ces services est très bénéfique pour notre épanouissement scolaire et professionnel. J’encourage aussi à tous les étudiants de s’impliquer au-delà des cours et de savoir quelles sont les ressources à leur disposition. N’hésitez surtout pas à parler à vos professeurs de l’AEC pour créer ensemble de nouvelles opportunités dans vos programmes!


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